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Je renouvelle mon adhésion à l’Oeuvre et à sa Fondatrice!

À propos de la Note doctrinale des Évêques catholiques du Canada
sur l’Armée de Marie

Éminences, Excellences,

Il y aurait bien des points à reprendre pour vérifier la valeur de vérité, d’authenticité, de charité pastorale, de communion ecclésiale, etc., dans la Note doctrinale que vous avez produite. Puisque beaucoup de points soulevés dans cette Note ont déjà reçu amples, limpides et plus que satisfaisantes réponses dans les différents journaux Le Royaume, puisque vous tenez à reprendre les mêmes erreurs à votre compte avec une insistance continuelle, l’on sent bien que le tout s’oriente plus vers une bataille à finir qu’à un exercice de «charité pastorale» ou de «collégialité». Sinon, comment la vérité et la réelle charité seraient-elles si affreusement écorchées, bafouées? On saisit bien que le but réel de la Note est de détruire, coûte que coûte, l’Armée de Marie et sa Fondatrice, ainsi que tout ce qui lui est rattaché.

Dans cette optique, comme Fils de Marie, prêtre, j’entrevois que je devrai bientôt, une fois de plus, faire face à un choix en faveur ou défaveur de l’Oeuvre, que si mon adhésion à l’Oeuvre et à sa Fondatrice se renouvelle (et elle se renouvelle!), mon sacerdoce sera remis en question. C’est avec foi et générosité que j’ai répondu à l’appel de Dieu, entrant dans la vie religieuse, prenant pour règle de vie les conseils de vie évangélique selon la règle et les constitutions et l’esprit de la Communauté des Fils de Marie, quittant mon travail, mes amis, ma famille et mon pays pour sept ans de formation philosophique et théologique à l’université de l’Angelicum, à Rome, et les autres années de ministères sacerdotal. Dieu sait ce que cela nous a coûté de générosité dans les circonstances! Mais la grâce de Dieu fut toujours plus abondante et comblante que les mesquineries et l’aveuglement de ceux qui frappaient à coups redoublés sur cette Oeuvre providentielle pour notre temps et sur les Fils de Marie exilés en Italie, car, ni au Séminaire de Québec ni à celui de Montréal, on ne voulait de ces futurs prêtres!!! Les études complétées, essayant d’imiter ma Mère dans l’humilité, la pureté et l’amour, j’ai offert mon sacerdoce au service l’Église. C’est avec joie que j’ai vécu chaque moment de celui-ci. Dans quelques jours, je célébrerai mon 10e anniversaire de sacerdoce. J’ai toujours aimé la pure doctrine de l’Église catholique et spécialement sa Vérité. Je me suis toujours efforcé d’en garder toute la pureté et d’en communiquer l’ineffable beauté dans l’amour. C’est dans la prière et l’adoration eucharistique quotidienne que j’ai puisé et que je puise toujours ce que je donne. Ce que j’ai prêché quotidiennement, tous ceux qui ont assisté à ma messe en sont témoins, était et est toujours basé sur l’Évangile, les documents du Concile et du magistère (spécialement les écrits de notre Saint-Père le Pape Jean-Paul II), la vie des saints et tout particulièrement l’enseignement des docteurs de l’Église.

Justement, je me suis plu à faire le tour, dans mes homélies, de tous les écrits de saint Jean de la Croix et du Château de l’Âme de sainte Thérèse d’Avila. J’ai puisé abondamment dans le Catéchisme de l’Église catholique, les Encycliques, les Exhortations apostoliques post-synodales comme Ecclesia in America, les Bulles, les Lettres apostoliques comme Novo millenio ineunte et autres documents pontificaux et ecclésiaux, etc. L’an dernier, soit celle du grand Jubilé de la Rédemption, en réponse à l’appel du Saint-Père à rendre l’Année jubilaire «intensément Eucharistique», j’ai été l’humble instrument pour l’ouverture d’une chapelle d’adoration perpétuelle et l’instigateur d’une procession Eucharistique en la fête du Corpus Domini, qui a été répétée cette année et dorénavant se répétera chaque année. J’ai aussi beaucoup contribué, partout où j’ai été demandé, à l’authentique dévotion Eucharistique et Mariale et ce, en vertu de mon amour pour l’Eucharistie, Marie et l’Église, la véritable Église du Christ. Je suis le seul prêtre de la ville, où j’ai eu le bonheur de servir ces trois dernières années, à offrir la possibilité de la confession quotidienne, etc.

Messeigneurs, après ce préambule incomplet, mais déjà trop long et pour lequel je m’excuse, je me bornerai à poser deux questions à votre charité pastorale comme exprimée dans cet acte officiel (sans valeur réelle, puisque le document n’est pas signé) qu’est la Note doctrinale. Que direz-vous aux nombreuses gens qui, bientôt, apprendront, selon vos dires, que je ne suis «pas» ou «plus catholique» et qui vous demanderont: «Mais qu’est-ce que l’Église catholique alors?», si elle ne s’identifie pas avec ce que je leur ai proposé? Avez-vous songé à la confusion que vous allez provoquer, à la division et à quel danger vous allez exposer tous ces gens? N’est-il pas encore temps de vous ouvrir les yeux?

Père Benoît Picard
Fils de Marie, prêtre


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