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Une tâche dans l’Histoire de l’Église

UNE CONDAMNATION SOUS DE FAUX PRÉTEXTES

J’ai lu avec attention la «NOTE DOCTRINALE des Évêques catholiques du Canada sur l’Armée de Marie» et suis indignée de son contenu!

Je relève, entre autres «perfidies», ce passage d’une extrême sévérité:

«Les activités et les enseignements de l’Armée de Marie comportent des dangers réels (!) pour l’Église catholique au Canada et pour la foi de ses membres. En raison de ces faits et de la menace continue de division pesant sur l’intégrité et l’unité de la foi catholique au Canada, par la présente, les évêques canadiens déclarent et informent tous les fidèles de l’Église catholique au pays, que l’Armée de Marie, même si celle-ci soutient le contraire, ne peut pas être considérée comme une association catholique (!)... Parce que la foi des fidèles s’en trouve menacée, nous, les évêques du Canada, exhortons les membres et les sympathisants de l’Armée de Marie à cesser leurs activités, quelles qu’elles soient: publications, participation aux rencontres de prière et aux célébrations liturgiques, spécialement celles qui ont lieu au Centre Spiri-Maria, au Québec.» Voilà qui est un comble!

Ainsi la Fondatrice de cette Œuvre et ses membres, qui ont toujours été si fidèles à appliquer la doctrine de l’Église catholique jusqu’à ce jour, se voient sanctionnés de la plus verte façon pour suivre justement les enseignements et la pure doctrine de cette même Église, et cela par des Autorités en place qui vont jusqu’à leur dénier le droit de se rassembler pour prier.

Vraiment, les termes de cette «Note inique» et la sanction qui en résulte sont d’une extrême gravité et d’une injustice inqualifiable. Mais ne connaît-t-on pas le procédé qui depuis tant d’années a cours: accusations sur accusations…, pour en arriver, sous de faux prétextes, à condamner l’Œuvre et sa Fondatrice? Comment ne pas penser au procès inique fait à Jeanne d’Arc, laquelle a d’ailleurs été réhabilitée par l’Église elle-même au cours du temps?

Mon propos, ici, n’est pas de commenter cette Note, ni de la reprendre point par point; d’ailleurs cela ne servirait à rien, la chose est déjà classée depuis bien longtemps; je peux cependant dire ceci en reprenant quelques termes de cette Note, notamment sur la question des Révélations:

Je lis: «Nous reconnaissons que l’Esprit Saint peut agir dans l’Église par l’intermédiaire de n’importe quel de ses membres. Malgré tout, bien que des révélations privées aient effectivement eu lieu dans l’histoire de l’Église, celles-ci ne doivent pas être perçues comme une source de nouvelles vérités doctrinales qui viendraient compléter la Révélation publique définitive de Dieu.»

Mais qui parle de «nouvelles vérités doctrinales»? et en quoi ces révélations qui n’ont d’ailleurs durant toutes ces années, et malgré tant d’accusations, jamais été enseignées dans l’Œuvre par quiconque de nos prêtres Fils de Marie, encore moins par notre Fondatrice; en quoi donc ces révélations qui sont mises en lumière actuellement, comme par un décret divin, entament-elles les vérités doctrinales de l’Église catholique (Vatican II compris)?

Car il ne s’agit certes pas d’une nouvelle doctrine, mais de données nouvelles ouvrant des horizons plus larges et non encore exploités qui, étudiées avec soin et sans a priori par l’Église catholique, lui permettront à Son heure de pénétrer plus avant dans le mystère de Marie.

Il n’est donc pas question de toucher à l’essence même de la foi! comme voudraient le faire supposer ces mêmes autorités!

Oublierait-on que, dans l’Histoire de l’Église, Jésus-Christ lui-même a apporté de nouvelles lumières qui ne venaient en rien détruire les données de l’Ancien Testament, mais bien plutôt faire avancer l’Église au fil de son histoire terrestre?

De même ici, ces révélations ne suppriment en rien l’enseignement doctrinal de l’Église, puisqu’il s’agit de simples données qui ne prétendent pas corriger en quoi que ce soit la Révélation telle qu’enseignée actuellement.

Aussi est-il particulièrement injuste et condamnable de présenter ces données comme de nouveaux enseignements allant à l’encontre de la Doctrine de l’Église, influençant par là même nos bons catholiques à se retourner contre l’Œuvre, sa fondatrice et ses membres, allant jusqu’à parler d’erreurs doctrinales, et à leur retirer le titre de «catholiques», et par conséquent à rejeter de l’Église du Christ une partie de ses bons fidèles par un décret «inique» sous de faux prétextes.

On se demande de quel esprit relève un tel acharnement! Est-ce là Vertu de Prudence surnaturelle?

Si l’Église veut faire le ménage, elle a largement de quoi le faire, jusque dans ses lieux de culte même, avec toutes les extravagances qu’on y peut voir. Et c’est pourtant bien le lieu vers lequel Elle devrait se tourner. Laissera-t-on donc à Dieu le droit de parler par d’humbles instruments sans les voir être fustigés de la façon la plus indigne?

Vraiment cette sanction est un scandale et une tache dans l’Histoire de l’Église en son déroulement terrestre. N’oublions pas que l’Histoire à son jour sera juge de ce temps et de son vécu, et les auteurs de cette condamnation pourraient bien être eux-mêmes l’objet d’un verdict de l’Église sous l’influence de l’Esprit Saint!

Respectueusement vôtre en Jésus-Christ,

Béatrice, Alix et Martine de la Tourrasse
France


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