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Témoignage de protection
Le 27 février dernier, notre fils, Benoît, revenait vers 20 heures de son stage quil effectuait à 45 km de notre domicile. Sur une route en pleine campagne, il a brusquement glissé sur la chaussée et a perdu tout contrôle de la voiture quil conduisait. Il a alors percuté violemment une série darbres en bordure de la route en déracinant lun deux. Mais ce sont aussi ces arbres qui lont empêché de tomber dans le ravin juste en dessous. Lavant de la voiture était complètement écrasé. La voiture stabilisée, Benoît sest dépêché de sortir, car une fumée noire et abondante sortait du moteur. Il a eu peur quelle nexplose. Heureusement, il avait la ceinture de sécurité, mais navait si sac gonflable ni appuie-tête. Or, il est grand et aurait pu avoir le cou du lapin. Il y avait aussi beaucoup de dégâts à sa place, à lintérieur de la voiture.
Il faisait nuit et cest une route peu fréquentée.
Mais, par bonheur, une voiture est arrivée juste après laccident et son conducteur est venu tout de suite au secours de Benoît en lamenant chez lui à 1 km de là. Cest de là quil a pu nous téléphoner. Heureusement encore, mon mari était en congé à ce moment-là, ce qui lui a permis de partir immédiatement. Je ne sais pas comment jaurais fait seule sans lui, prise à la maison avec nos deux autres enfants, obligée de partir en pleine nuit sur une route que je ne connais pas.
Arrivé sur les lieux de laccident, mon mari a trouvé les gendarmes, les pompiers et le garagiste. Ceux-ci, sur le moment, nayant pas trouvé Benoît, cherchaient partout le corps, pensant, vu létat de la voiture et son emplacement, quil avait été éjecté.
Ils ont par la suite tous été surpris de le voir sur ses deux pieds et en apparente bonne santé, disant quil avait de la chance de sen sortir ainsi, vu la violence du choc.
Sur demande de mon mari, les pompiers ont conduit Benoît à lhôpital. Sur le moment, les médecins pensaient à une entorse des ligaments croisés du genou, nous laissant avec léventualité dune opération du genou. Puis, ils soupçonnaient également des fractures et notamment des microfractures des cervicales. Mais, après radios et scanner, il ny avait rien à signaler et Benoît a pu rentrer à la maison après deux jours dhospitalisation et le port dun collier cervical. Miracle encore, car non seulement il était vivant, mais il sortait de ce cauchemar sans séquelles. De plus, laccident sétant produit un mercredi, il est sorti de lhôpital le vendredi et, dès le lundi suivant, il a pu retourner à ses cours, surtout que la semaine de cours qui suivait était importante et quune épreuve devait compter pour son examen (BTS) lannée prochaine. Malgré cela, il a continué à travailler sérieusement et a obtenu 9,35 sur 10 à cette épreuve.
Durant cette semaine qui a suivi laccident, mon mari étant toujours en congé, nous nous sommes dépêchés de lui trouver une autre voiture, car cest le moyen de locomotion de Benoît pour se rendre au lycée. Nous lui en avons trouvé une rapidement et, là encore, jai vu le doigt de la Sainte Vierge, car la jeune femme qui nous la vendue se nommait «Marie de Fatima». Javais précisément choisi Notre-Dame de Fatima comme patronne pour mon Centre familial de lArmée de Marie.
Avant daller plus loin, je tiens à préciser, et cest là où porte mon témoignage, que Benoît, le jour de laccident, portait à son cou la médaille miraculeuse de la Famille des Fils et Filles de Marie et avait dans sa poche la photo de Mère Paul-Marie. De plus, il récitait son chapelet en cours de route.
Oui, pour moi, il a été protégé: il a eu beaucoup de grâces. Je voudrais étendre mon témoignage à toutes celles dacceptation que nous avons reçues mon mari et moi.
Nous avons été tous les deux étonnés davoir bien réagi à cela, sans panique ou émotivité. En ce qui me concerne, javais limpression dêtre anesthésiée, de ne plus rien ressentir. Cétait comme si javais été dans une enveloppe protectrice. Mon acceptation a été totale. Je faisais ce quil y avait à faire, jai remercié la Sainte Vierge, mais... aucun sentiment!
Cela faisait déjà un bon moment que, pour un tas de choses, mes sentiments semblaient morts. Déjà, bien avant laccident, lorsque des coups me frappaient, je sentais quelque chose autour de mon coeur empêchant la souffrance dy pénétrer. Oh! tout nest pas mort, car certaines choses matteignent encore et mon amour propre résiste.
Je continue de munir à vous, tout particulièrement lors de vos journées de prières. Je pense souvent à vous et je vous porte tous dans mon coeur.
Avec toute mon affection et le désir du triomphe de la Dame de tous les Peuples,
Brigitte Christophe
France
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