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Témoignage en reconnaissance d’une grâce

Le vendredi 10 mai 2002, aux alentours de 14h45, après avoir assisté à la réunion de l’Armée de Marie chez M. et Mme Paul Perdrix, le 9 mai 2002 – c’était la dernière dans cette résidence où nous sommes rattachés –, nous rentrions directement sur Evian en voiture.

Aux approches d’Ars, dans une ligne droite, circulant à 80 km/h, nous voyons au loin deux cyclistes: une femme du côté droit en bordure et (par imprudence) son enfant à sa gauche sur la route. Arrivant à 10 mètres des cyclistes, l’enfant a obliqué spontanément pour couper la route et rejoindre un chemin.

Michel qui conduisait donne un violent coup de volant à gauche en accélérant pour éviter l’enfant. Nous roulons en plein gauche sur le bas-côté de la chaussée, nous nous retrouvons à 50 mètres plus loin sortis du fossé.

Dans ce périple rapide, nous risquions de percuter le mur d’une propriété au coin du chemin ou de nous retrouver dans le fossé.

Le temps de reprendre la conduite à droite, Michel roule jusqu’à retrouver un terre-plein pour nous arrêter: le temps de réaliser que «nous sommes en vie, sans choc pour nous et le véhicule». Après quelques instants – réflexe –, nous voulons retrouver les cyclistes qui avaient emprunté le fameux chemin: une jeune maman près de son vélo pleurant avec son petit Aubin, 6 ans, tous deux très choqués. Nous nous regardions tous les quatre sans rien dire, nous nous empressions d’embrasser à plein bras ce petit Aubin en disant à la maman que le Ciel était vraiment présent pour nous quatre. Après des mots de réconfort, s’assurant qu’ils n’avaient pas besoin d’aide, nous repartons, rejoignant une pharmacie pour consommer des remèdes homéopathiques efficaces en ce cas (armica, gelsémium).

Après avoir accompli notre devoir d’état, nous nous tournons vers le Ciel: «Comment quatre personnes peuvent-elles ressortir vivantes après une aventure aussi rapide qu’imprévisible?»

Nous reprenons le véhicule, nous dirigeant prudemment sur Ars pour rendre grâce auprès du saint Curé. Michel rencontre un prêtre qui le confesse et il lui raconte son récit.

Nous avions sur le siège arrière nos tenues de l’Armée de Marie soigneusement pliées dans un carton, mais, bien entendu, la photographie de Marie-Paule qui n’a jamais quitté nos véhicules depuis 1989, date à laquelle la Très Sainte Vierge nous a appelés à participer bien modestement à l’Oeuvre providentielle voulue par Dieu en Ce Temps.

En cette circonstance, je précise bien les paroles de Michel: «Ce n’est plus moi qui guidais la voiture.»

Merci, Seigneur et Dame de tous les Peuples, nous nous considérons bien malgré nous «miraculés». Deo Gratias!

En union de prière en obéissance, humilité, fidélité.

Nicole et Michel Précloux
France

P.-S.: Je signale que, depuis 1989, la photo de Marie-Paule est toujours à l’avant, à droite du chauffeur, et que, malgré le temps, elle est devenue bleu ciel, en principe, en vieillissant, un cliché devient jaunâtre ou marron.


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