«Note informative sur lArmée de Marie»
Le 2 octobre 2000, lors de la réunion de la Conférence des évêques catholiques du Canada (C.E.C.C.) à Cornwall (Ontario), les Membres du Conseil permanent de la C.E.C.C. ont reçu du Secrétaire général, Mgr Peter Schonenbach, p.h., une «Note informative sur lArmée de Marie». Ce document avait été «préparé par le Bureau de théologie de la C.E.C.C., après consultation avec un canoniste», et avait «été revu et corrigé par le Bureau de direction, de même que [par] larchevêque de Québec, Mgr Maurice Couture, s.v., et [par] le Commissaire pontifical pour les Fils de Marie, Mgr Gilles Cazabon, o.m.i.». Il était précisé aux Membres du Conseil permanent: «Avant que le texte ne soit rendu public, nous vous serions reconnaissants de nous faire part de vos commentaires et de votre approbation» (sur un feuillet-réponse joint) «au plus tard le mercredi 4 octobre 2000, à 17h00, heure dOttawa».
Providentiellement, nous avons eu en main cette «Note informative sur lArmée de Marie» et, à lautomne 2000, nous avons préparé le présent numéro du journal Le Royaume, attendant le moment propice pour le faire paraître.
En février dernier, nous avons appris que la C.E.C.C. prépare maintenant une «Note doctrinale» afin de prendre des mesures contre lArmée de Marie. Avant la publication de ce document, nous croyons de notre devoir de souligner à nos Autorités religieuses, de même quà nos membres, les graves erreurs contenues dans la «Note informative sur lArmée de Marie», laquelle ne peut servir de base à un traitement juste et équitable de cette Oeuvre. (La «Note informative» est publiée, avec nos commentaires, aux pages 3 à 8.)
La «Note informative sur lArmée de Marie» préparée par la C.E.C.C.:
dans la foulée dun long processus pour tenter de détruire lOeuvre de DieuLe 2 octobre 2000, le Secrétaire général de la Conférence des évêques catholiques du Canada (C.E.C.C.), Mgr Peter Schonenbach, remettait à des Évêques canadiens une «Note informative sur lArmée de Marie»; à la fin de ce même mois doctobre, cette «Note informative» était ensuite remise à des Autorités de Rome.
Au début doctobre, nous avons PROVIDENTIELLEMENT reçu une copie de cette «Note informative» dont la lecture nous a laissés sidérés... Comment! Encore les mêmes accusations fausses, les mêmes distorsions dans la relation des faits, les mêmes mensonges... qui ont reçu leur réplique dans les pages du journal Le Royaume, par des membres de lArmée de Marie et aussi par des non-membres indignés de ce procédé inique, et parmi ceux-ci, un Évêque québécois!
Cet Évêque a très justement identifié la cause de la lutte contre Marie-Paule et lArmée de Marie: «le refus du Surnaturel».
Là est la clé de lénigme. Le refus du Surnaturel, le refus des Oeuvres divines, le refus des Envoyés de Dieu. Lhistoire se répète... Jésus pourrait redire aujourdhui ou Marie-Paule pourrait dire à son tour à tant de Ses ministres: «Vous êtes les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes! Eh bien! vous, comblez la mesure de vos pères! » (Mt 23, 31-32).
Nous dénonçons en bloc la «Note informative sur lArmée de Marie» comme étant un tissu derreurs, daffirmations fausses, dans lirrespect de la vérité et de la réalité historique.
Ces erreurs sont tirées en très grande partie des documents émis en lan 2000 par des Autorités religieuses et qui ont justifié la défense de lArmée de Marie publiée dans les derniers numéros spéciaux du journal Le Royaume: Numéro spécial I (n° 140), 13 mai 2000; Numéro spécial II (n°141), 31 mai 2000; Numéro spécial III (n° 143), 1erjuillet 2000.
Mais comme nous ne pouvons laisser sans réponse ce document de la C.E.C.C., nous le reprenons ici point par point, nous demandant en même temps quelle serait la LÉGITIMITÉ de mesures qui sappuieraient sur une telle falsification de la vérité? Car, pour quun acte soit LÉGITIME, il doit être «fondé en droit, en justice et en équité» (Dictionnaire Petit Larousse).Sylvie Payeur-Raynauld
1. Jugement de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (1987)
C.E.C.C.: «Par suite du jugement très sévère de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sur les doctrines de Mme Marie-Paule Giguère, fondatrice de lArmée de Marie, la décision a été prise à Rome, en 1987, de dissoudre cette association. À la suite de cette décision, approuvée par le Saint-Père le 6 février 1987, le Cardinal Louis-Albert Vachon, alors archevêque de Québec, révoquait lActe qui avait érigé ce regroupement en "association pieuse".»
Réponse: Il est faux de prétendre que le jugement porté par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi en 1987 concernait «les doctrines» de Marie-Paule; ce jugement portait plutôt sur les écrits dun membre de lArmée de Marie, Marc Bosquart.a) Les deux livres de Marc Bosquart:
Deux livres dun membre de lArmée de Marie, Marc Bosquart, vont servir de prétexte au Cardinal Vachon pour révoquer le décret ayant accordé à lArmée de Marie son statut d«association pieuse».
Le Cardinal Vachon émet deux mises en garde contre ces volumes:
- le 4 juillet 1986 pour le premier (De la Trinité Divine à lImmaculée-Trinité, publié le 14 juin 1985);
- le 15 novembre 1986 pour le second (Le Rédempteur et la Co-Rédemptrice, publié le 28 août 1986).b) La lettre du 27 février 1987 du Cardinal Ratzinger:
Le 27 février 1987, le Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le Cardinal Joseph Ratzinger, écrit au Cardinal Vachon:
«Après avoir étudié les écrits diffusés par lArmée de Marie, cette Congrégation tient à vous faire savoir quelle prend acte des deux Notes (du 4 juillet et du 15 novembre 1986) publiées par Votre Éminence au sujet des livres de M. Marc Bosquart "De la Trinité Divine à lImmaculée-Trinité", "Le Rédempteur et la Co-Rédemptrice", et des doctrines gravement erronées quils contiennent. Elle approuve ces mises en garde et les confirme, vous laissant toute latitude de prendre les mesures que vous estimerez nécessaires, sans exclure la possibilité de supprimer lAssociation "ad normam iuris" [selon le Droit].»
1° Contrairement à ce qui est mentionné dans la «Note informative» de la C.E.C.C., cette lettre du Cardinal Ratzinger nétait pas un «jugement très sévère de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sur les doctrines de Mme Marie-Paule Giguère, fondatrice de lArmée de Marie», mais une approbation des mises en garde du Cardinal Vachon contre les deux livres de Marc Bosquart qui «contiendraient» (?) des «doctrines gravement erronées».
2° Contrairement à ce qui est mentionné dans la «Note informative», cette lettre nétait pas une «décision... prise à Rome, en 1987, de dissoudre cette association»: le Cardinal Ratzinger indiquait que cette mesure était une «possibilité» pourvu que soit respecté le Code de Droit canonique («ad normam iuris»).
3° Le Cardinal Vachon ne pouvait dissoudre lArmée de Marie, Oeuvre qui existait avant que le Cardinal Roy lui accorde le statut canonique d«association pieuse» au moyen dun décret. Il pouvait cependant révoquer ce décret, enlevant à lArmée de Marie son statut canonique. Cest le Code de Droit canonique qui reconnaît aux fidèles la liberté dassociation pour exercer des activités apostoliques (cf. entre autres le canon 298, § 1).c) Décision romaine approuvée par le Saint-Père?
Quon nous permette de douter de lassertion de la «Note informative» à leffet que «le Saint-Père le 6 février 1987» aurait approuvé la «décision... de dissoudre» lArmée de Marie(ou plutôt de révoquer son statut canonique): comme on la vu plus haut, le Cardinal Ratzinger avait émis cette possibilité dans sa lettre au Cardinal Vachon, ce nétait pas une décision!
Et jamais, avant lannée 2000, une telle approbation du Saint-Père à lencontre de lArmée de Marie na été portée à notre attention. Au contraire, le Pape Jean-Paul II a encouragé lArmée de Marie quelques années plus tard, soit le 27 mai 1992, alors que plus dun millier de nos pèlerins se trouvaient sur la Place Saint-Pierre à loccasion dun de nos pèlerinages internationaux (il nétait pourtant pas sans savoir que nous étions rejetés des églises du Québec, même si nous étions accueillis ailleurs dans le monde). Voici ces paroles du Saint-Père, adressées en italien, avec la traduction française:
«Rivolgo, poi, il mio benvenuto al folto gruppo internazionale dell"Armée de Marie", che in questo mese di maggio sta vivendo un intenso itinerario attraverso alcuni Santuari mariani italiani. Lasciatevi sempre educare dalla Madre del Signore, pellegrina della fede e della speranza; portate nei vostri Paesi il tesoro spirituale, che avete accumulato in questi giorni.»
«Jadresse ensuite la bienvenue au nombreux groupe international de l"Armée de Marie", qui, en ce mois de mai, vit un intense itinéraire en visitant quelques Sanctuaires marials italiens. Laissez-vous toujours éduquer par la Mère du Seigneur, pèlerine de la foi et de lespérance; portez en vos pays le trésor spirituel que vous avez acquis en ces jours.»2. Tensions et divisions
C.E.C.C.: «Malgré ces mesures et dautres encore, lactivité de ce groupe a continué jusquà nos jours et a été à la source de tensions et de divisions, non seulement au Canada mais aussi à létranger.»
Rép.: Vrai. Mais il ny a là rien de répréhensible:a) «Lactivité de ce groupe a continué jusquà nos jours» car, comme on la déjà précisé, lÉglise reconnaît aux fidèles le droit de faire de lapostolat et, pour cela, de sassocier. LArmée de Marie continuait ses activités apostoliques, en accord avec le Droit.
b) Quant à être «source de tensions et de divisions», cela est le fait des oeuvres authentiques qui, à la suite du Christ, «divisent», le bien étant opposé au mal.
3. Doctrines et activités qui font problème (?)
C.E.C.C.: «Dans un dessein dunité et de paix, la Conférence des évêques catholiques du Canada, à la demande de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, veut éclairer la communauté catholique sur une association dans laquelle bien des gens se sont engagés de bonne foi, mais dont les doctrines et les activités font très sérieusement problème. Lhistoire de cette association aidera à comprendre la nature et limportance des enjeux qui sont en cause ici.»
Rép.: a) LArmée de Marie a toujours recherché «lunité et la paix» et les Dirigeants ont maintes fois demandé aux membres de supporter en silence le mépris et les attitudes désagréables de ceux qui ne comprenaient pas cette Oeuvre. Mais létablissement de lunité et de la paix demande une entente entre les parties, fondée sur la justice et la vérité, bases essentielles dune société chrétienne. Il faut pour cela avoir donné la parole aux accusés, tel que le stipule le Droit canonique.b) «Les doctrines et les activités» de lArmée de Marie «font très sérieusement problème»... Pourtant, lors de son point de presse du 23 mai 2000, lArchevêque de Québec, Mgr Maurice Couture, a déclaré: «LArmée de Marie, cest très catholique: le culte du Saint-Père, le culte de lEucharistie et la dévotion mariale, il ny a rien de plus catholique que ça. »
LArmée de Marie a toujours été fidèle à la doctrine de lÉglise. Là nest pas le problème. Le problème, cest la personne de la Fondatrice dont la vie apporte des éléments nouveaux à notre connaissance du mystère marial, tout en ne contredisant pas la doctrine mais en la précisant, un peu comme la venue sur terre du Fils de Dieu, il y a 2000 ans, ne contredisait pas mais complétait notre connaissance de Dieu.
Ce qui est nouveau peut étonner et «faire problème»... pour ceux qui nont pas compris le Plan de Dieu. Gamaliel navait pas compris tout dabord le mystère du Rédempteur, mais il a eu la sagesse de laisser lhistoire décanter le phénomène chrétien, sachant que ce mouvement tomberait de lui-même sil nétait pas authentique.
Aujourdhui, certaines Autorités religieuses exercent la même prudence envers le mystère de la Co-Rédemption.
Quant aux activités de lArmée de Marie, peut-on en nommer une seule qui ne va pas dans le sens apostolique de lÉglise? Veut-on lui reprocher ses cours de catéchisme qui sappuient sur la doctrine de lÉglise catholique? Ses journées de prières axées sur ladoration du Saint Sacrement, la récitation du chapelet, la messe? Létude de la doctrine sociale de lÉglise faite par les Oblats-Patriotes, Oeuvre connexe à lArmée de Marie? Les pèlerinages qui lont conduite dans les plus importants sanctuaires de la chrétienté, dont tant de fois à Rome? La diffusion de livres et dobjets religieux (chapelets, statues, etc.)? Ses activités pour les jeunes: pièces de théâtre (la dernière, sur sainte Catherine de Sienne), camps dété, divers ateliers?c) «Lhistoire de [lArmée de Marie]», telle que relatée, de façon erronée, dans la «Note informative», ne peut conduire à une juste compréhension de cette Oeuvre. Rétablissons les faits:
4. LÉquipe mariale
C.E.C.C.: «I. LES DÉBUTS ET LA RECONNAISSANCE CANONIQUE. LArmée de Marie fut dabord constituée dun petit groupe de personnes, réunies autour de Mme Marie-Paule Giguère à partir de 1965, dans la région de Québec. Ces gens sinquiétaient de la montée dune certaine contestation de lautorité dans lÉglise, de lapparition dinitiatives jugées abusives dans lapplication du renouveau postconciliaire de la liturgie, de labandon enfin dun bon nombre de pratiques de la piété populaire.»
Rép.: Contrairement à ce que dit la «Note informative», «ces gens», qui avaient en commun un même idéal de vie chrétienne, se réunissaient une fois lan pour une journée de prières et de fraternité, et non pour juger létat de lÉglise en la période postconciliaire. Cela neffleurait même pas leur pensée.
Et lorsque lArmée de Marie a été fondée dune manière inattendue, le mot dordre était de «combattre le mal en faisant le bien», dabord par la réforme intérieure personnelle des membres afin de rayonner dans un apostolat fécond.5. Décret dAssociation pieuse émis par le Cardinal Roy (1975)
C.E.C.C.: «Le 10 mars 1975, alors que les vues et méthodes de Mme Giguère navaient pas encore franchi certaines étapes de leur évolution, le Cardinal Maurice Roy, prédécesseur du Cardinal Vachon, érigeait lArmée de Marie en "association pieuse", destinée à "revivifier la vie intérieure de ses membres"; on devait y porter une attention spéciale "à la dévotion eucharistique dans une liturgie authentique, à la dévotion mariale selon la doctrine de saint Louis-Marie Grignion de Montfort et au service de lÉglise dans le respect à son Pasteur suprême et aux autres évêques".»
Rép.: On se demande bien quelles sont «les vues et méthodes de Mme Giguère» qui pourraient prêter le flanc à quelque reproche... et avoir franchi «certaines étapes» d«évolution»!
Marie-Paule na pas de «vues» personnelles, étant uniquement préoccupée dobéir aux indications et ordres quelle «reçoit» de Dieu et de lImmaculée. Quant à ses «méthodes», ses collaborateurs et les membres de lArmée de Marie peuvent affirmer quelles sont des plus limpides, alors quelle nimpose jamais mais laisse toute liberté aux personnes de cheminer dans la voie quelles choisissent.
Pour ce qui est du statut canonique d«association pieuse» accordé à lArmée de Marie par le Cardinal Roy en 1975, il faut souligner que ce nest pas cette Oeuvre qui a demandé une telle reconnaissance de la part de lÉglise: cest Mgr Jean-Pierre van Lierde, Vicaire général du Saint-Père pour la Cité du Vatican, qui a fait des démarches en ce sens auprès du Cardinal Roy.
La «Note informative» énonce correctement les buts de lArmée de Marie (tels quils sont mentionnés dans le décret du Cardinal Roy), buts dont elle na jamais dévié jusquà ce jour.
En ce qui concerne les Évêques, une expression qui revient quelques fois dans les actes du Concile Vatican II: «les Évêques en communion de foi avec le Souverain Pontife romain», a été reprise par lArmée de Marie pour souligner la Primauté du Pasteur suprême de lÉglise. Malheureusement cette expression a été vue par plusieurs Évêques comme un signe dirrespect ou de désobéissance à leur égard, ce qui nétait pas du tout lintention de lOeuvre.6. La Dame de Tous les Peuples et «Vie dAmour»
C.E.C.C.: «Cependant, dès 1967, lanimatrice du groupe, Mme Giguère, avait pris connaissance des messages proposés comme venant de Marie, "Dame de tous les Peuples", par une voyante dAmsterdam, Ida Peerdeman. Non seulement Mme Giguère adhéra pleinement à ces vues, qui avaient fait difficulté dès le début pour lAutorité ecclésiastique des Pays-Bas et de Rome, mais elle entreprit elle-même, à partir de 1969 [sic!], la publication dune série douvrages sous le titre "Vie dAmour", où elle relatait ses expériences spirituelles, très souvent liées à des considérations sur la Vierge Marie et sur le rôle qui était dévolu à la fondatrice de lArmée de Marie dans lÉglise, sidentifiant elle-même plus ou moins clairement à la "Dame" des apparitions dAmsterdam. La série atteindra 15 volumes, totalisant 6000 pages.»
Rép.: Cest en 1967 que les messages de la Dame de Tous les Peuples ont été connus au Québec grâce à Raoul Auclair, de Paris, dont le volume présentant ces messages en français a été publié cette année-là. Marie-Paule a reçu ce livre en cadeau. Ces messages étaient incompréhensibles la grande partie de ces messages était de nature prophétique et cest seulement lorsquune prophétie se réalise quon peut en comprendre le sens , mais Marie-Paule y a trouvé confirmation de certaines indications quelle avait elle-même reçues au Québec. Donc, elle était loin davoir les prétentions que lui prêtent les auteurs de la «Note informative».a) La Dame de Tous les Peuples:
Lhistoire nous prouve que, dans lÉglise, la tendance est dabord de condamner les oeuvres et les mystiques authentiques avant den reconnaître la valeur.
Cest ce qui sest produit aussi pour les apparitions de la Dame de Tous les Peuples à Amsterdam, qui ont eu lieu de 1945 à 1959 et qui ont dabord été rejetées par lÉvêque de Haarlem (diocèse où ont eu lieu les apparitions), mais lÉvêque actuel de Haarlem accepte depuis 1996 le culte public rendu à la Dame de Tous les Peuples. Et la prière que la Dame a donnée au monde pour le préserver «de la corruption, des calamités et de la guerre» a reçu limprimatur de plus de 200 Évêques et Cardinaux à travers le monde!b) «Vie dAmour»:
Cest en 1958 que Marie-Paule a rédigé le premier tome de Vie dAmour, série publiée à partir de 1979 (et non 1969). Ces volumes relatent un itinéraire mystique hors du commun et, tout en étant une source de bénédictions pour des milliers de lecteurs, sont sujet de scandale pour ceux qui nont pas compris cette oeuvre, marquée pourtant du sceau dauthenticité divine par la réalisation constante des indications données par le Ciel à Marie-Paule. Et il ne faut pas oublier que lauteur nécrit pas de volonté personnelle écrire ces volumes aura été une cause de souffrance supplémentaire!, mais par obéissance dabord à son Directeur spirituel, puis au Ciel qui lui ordonne de préciser certaines choses.
Si, dans Vie dAmour, il est question du rôle de la Fondatrice de lArmée de Marie dans lÉglise, ou dune «identification» avec la Dame de Tous les Peuples, cela découle des paroles du Seigneur adressées à Marie-Paule et non des affirmations personnelles de celle-ci.7. Examen de «Vie dAmour»
C.E.C.C.: «II. CONTROVERSE CROISSANTE AVEC LES AUTORITÉS DE LÉGLISE. Dès 1981, le cardinal Roy, à qui le cardinal Vachon avait demandé de suivre la question de lArmée de Marie, devait écrire: "Jai fait procéder à un examen complet des treize volumes parus de "Vie dAmour". À ma grande surprise, on a relevé une foule daffirmations dun caractère non seulement étrange, mais déconcertant, et de nature non seulement à troubler, mais même à tromper les fidèles... Vu laspect très général de la mission dont il sagit, la question doit être soumise au Saint-Siège, dont on devra attendre la décision".»
Rép.: Ce que la «Note informative» omet de préciser, cest que les explications de Marie-Paule et de ses collaborateurs ont par la suite eu raison des craintes du Cardinal Roy concernant Vie dAmour. Dailleurs, déminents théologiens ont lu ces pages sans y trouver à redire, au contraire!
Même le théologien du Cardinal Roy, à qui celui-ci avait soumis les sept premiers volumes de Vie dAmour, a confié à une religieuse quil dirigeait qu«il ny avait rien trouvé contre la doctrine de lÉglise»(Vie dAmour, Appendice II, p. 77).
Le Cardinal Roy, qui recevait des rapports négatifs sur Marie-Paule, a toujours pris la peine de chercher à connaître lautre côté de la médaille: il interrogeait la Fondatrice dont les réponses létonnaient car tellement contraires à ce quon lui avait rapporté et, à la fin de chaque rencontre, il la bénissait, lencourageant à continuer dans lhumilité.
Mais si le Cardinal Roy a respecté le droit des personnes de «se faire entendre», exigence élémentaire de justice posée par le Code de Droit canonique, cette attitude na malheureusement pas été celle de ses successeurs!8. Les écrits de Marc Bosquart
C.E.C.C.: «Dautres écrits, dus à un disciple de Mme Giguère, Marc Bosquart, firent lobjet dun jugement aussi sévère de la part du cardinal Vachon. Les deux livres de Bosquart ont été retirés peu après avoir paru, en 1985 et 1986.»
Rép.: Cest le 14 avril 1987 que les Dirigeants de lArmée de Marie ont donné lordre de retirer de la vente les deux livres de Marc, sur réception de la lettre du Cardinal Vachon les convoquant à lArchevêché de Québec, le 23 avril, pour «prendre en considération la lettre du Cardinal Joseph Ratzinger..., en date du 27 février 1987, et de ses conséquences juridiques» (il sagit de la lettre du Cardinal Ratzinger approuvant les deux mises en garde émises par le Cardinal Vachon contre les deux livres de Marc).9. Décret du 4 mai 1987 du Cardinal Vachon
C.E.C.C.: «Après des mises en garde à lintention des fidèles et deux monitions canoniques, après avoir entendu le modérateur et les autres officiers majeurs de lassociation, le cardinal Vachon révoquait, le 4 mai 1987, lActe dérection de lArmée de Marie en "association pieuse" et interdisait lactivité liturgique du groupe et la diffusion de la dévotion à la "Dame de tous les Peuples".»
Rép.: Voici maintenant les préliminaires pour le décret que le Cardinal Vachon a émis le 4 mai 1987, préliminaires qui ne respectaient pas la procédure requise par le Droit canonique:a) Les deux mises en garde:
Les deux mises en garde, datées des 4 juillet et 15 novembre 1986, concernaient les livres de Marc Bosquart, non lArmée de Marie qui ne saurait être tenue responsable de ces écrits.b) Les deux monitions canoniques:
La première monition canonique, datée du 9 décembre 1986, ne traitait pas spécialement des livres de Marc mais surtout de la dévotion à la Dame de Tous les Peuples, du statut canonique de lArmée de Marie (on y prétendait faussement que lArmée de Marie était une association publique de fidèles, alors que le Tribunal suprême de la Signature apostolique, à Rome, reconnaîtra plus tard quelle est une association privée, distinction importante entre autres pour les biens matériels de lassociation), et enfin cette première monition canonique reprenait les recommandations du rapport du comité denquête institué par le Cardinal Vachon sur lArmée de Marie, présentées cette fois comme des directives.
La deuxième monition canonique a été lue aux Dirigeants de lArmée de Marie par le Cardinal Vachon au début de la rencontre du 23 avril 1987 à lArchevêché de Québec, et elle commençait ainsi: «Mesdames et Messieurs de lArmée de Marie, Je vous ai convoqués ce matin, 23 avril 1987, pour vous informer de la décision que jai prise de procéder à la révocation du décret dérection de lArmée de Marie...»
Or le motif invoqué pour la révocation de ce décret les doctrines répandues par les livres de Marc Bosquart nexistait plus, ces livres ayant été retirés de la vente. Mais les Dirigeants de lArmée de Marie nont pas pu en informer lArchevêque de Québec qui leur a annoncé sa décision avant de leur donner la possibilité de «se faire entendre» à ce sujet, tel que le prescrit le Code de Droit canonique.c) «Après avoir entendu...»:
Contrairement à ce quaffirme la «Note informative», «le modérateur et les autres officiers majeurs de lassociation [lArmée de Marie]» nont pas pu se faire entendre: la deuxième monition les informait dune décision déjà prise, soit «la révocation du décret dérection de lArmée de Marie», et ce sur un motif que lArchevêque reprochait pour la première fois à lArmée de Marie: la publication des deux livres de Marc Bosquart, que lOeuvre avait déjà retirés de la vente...
Comment pourrait-on prétendre que lArmée de Marie a pu se faire entendre... au cours dune réunion qui, ainsi que lindique le procès-verbal, «na pas duré 10 minutes»?d) Interdictions:
Le Cardinal Vachon, selon la «Note informative», interdisait dans son décret «lactivité liturgique du groupe et la diffusion de la dévotion à la "Dame de tous les Peuples"».
En fait, le décret stipulait ce qui suit:
«2- Nous interdisons à lavenir toute célébration organisée sous les auspices de lArmée de Marie et de ses ramifications dans les églises paroissiales et autres lieux de culte de Notre diocèse.
«3- Nous interdisons la propagation de la dévotion et de la prière à la "Dame de tous les Peuples" (cf. canon 839 # 2 et la notification de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi du 25 mai 1974).»1° Lactivité liturgique de lArmée de Marie:
«Lactivité liturgique» de lArmée de Marie et de ses Oeuvres connexes na jamais été interdite dans le décret du Cardinal Vachon, uniquement sa tenue «dans les églises et autres lieux de culte» du diocèse de Québec. En toute obéissance à lAutorité religieuse du diocèse, lArmée de Marie a tenu ses cérémonies religieuses dans des édifices publics (tandis que les églises, de plus en plus désaffectées, servent souvent à des activités profanes...).2° La dévotion à la Dame de Tous les Peuples:
Soulignons dabord que lors de sa visite à Québec, en juin1974, quand Mgr van Lierde a pris connaissance de la Notification du 25 mai 1974 de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi contre la dévotion à la Dame de Tous les Peuples, il avait déclaré à Marie-Paule que cette Notification ne valait rien, premièrement parce quelle nétait pas signée, deuxièmement parce quelle était publiée en page 2 de LOsservatore Romano, page, disait-il, qui navait aucune importance.
Mais lArmée de Marie, qui sest toujours pliée aux demandes de lAutorité religieuse concernant cette dévotion, a alors demandé à ses membres de sen tenir à la dévotion privée.
En 1977, lArmée de Marie a fait alliance avec la Milice de Jésus-Christ dEurope et a découvert avec surprise que la dévotion à la Dame de Tous les Peuples était une dévotion majeure de ce mouvement, et que la prière de la Dame avait reçu limprimatur et avait été indulgenciée par lArchevêque de Sens, Ordinaire de la Milice; les membres de lArmée de Marie, également membres de la Milice, ont commencé à réciter publiquement la prière de la Dame, mais uniquement lors des cérémonies de la Milice.
Au début des années 1980, le Cardinal Maurice Roy a demandé aux Dirigeants de lArmée de Marie de sen tenir à la dévotion privée (il croyait que telle était lexigence de lÉglise), ce à quoi lOeuvre sest immédiatement conformée, et en 1987, au moment du décret du Cardinal Vachon, lArmée de Marie sen tenait toujours à la dévotion privée.
Toutefois, quelques années plus tard, lArmée de Marie se croira en droit de reprendre la dévotion publique à la Dame de Tous les Peuples devant les nouveaux développements de cette dévotion:
- de nombreux imprimatur ont continué à être accordés à la prière (dont, le 25 mars 1994, celui du Primat des Gaules et Archevêque de Lyon, le Cardinal Albert Decourtray);
- le culte public de la Dame de Tous les Peuples a été approuvé par lÉvêque de Haarlem, Mgr Henrik Bomers, le 31 mai 1996. Or cette approbation rendait caduque la Notification de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi du 25 mai 1974, sur laquelle se basait le Cardinal Vachon pour interdire le culte public de la Dame (cette Notification était basée en effet sur les réserves du prédécesseur de Mgr Bomers, réserves que celui-ci na pas maintenues).10. Recours de lArmée de Marie
C.E.C.C.: «Une longue controverse amène alors lArmée de Marie devant les diverses Congrégations romaines, depuis la Secrétairerie dÉtat jusquau Conseil pontifical pour linterprétation des textes législatifs. Les multiples interventions de ces organismes, qui sont au service du Saint-Père dans lexercice de sa charge, ont rencontré bien de la résistance chez les dirigeants de lArmée de Marie, qui soutiennent, malgré lévidence du contraire, ne pas avoir eu la possibilité de présenter leur point de vue, de se faire entendre.»
Rép.: Sil est vrai que lArmée de Marie a été au centre dune « longue controverse», cest bien malgré elle, et cela pour obtempérer aux conseils dAutorités du Vatican qui lui ont demandé de faire appel contre:
1° le décret du 4 mai 1987 par lequel le Cardinal Vachon avait révoqué son statut canonique;
2° la décision du Conseil pontifical pour les Laïcs qui, le 25 mars 1988, entérinait le décret du 4 mai 1987 du Cardinal Vachon, rejetant le recours de lArmée de Marie et y ajoutant même une nouvelle accusation: «les fondements et les principes doctrinaux sur lesquels reposent les statuts, les enseignements et les activités de lArmée de Marie ne sont pas conformes aux enseignements de lÉglise et [que] les buts de lArmée de Marie ne correspondent donc pas aux buts des associations de fidèles prévus par le code de droit canonique (can. 298 ss.)».
Cette nouvelle accusation du Conseil pontifical pour les Laïcs était tout à fait fausse: les fondements de lArmée de Marie ont été approuvés par le Cardinal Maurice Roy qui les a mentionnés dans son décret érigeant lArmée de Marie en association pieuse, en 1975, et ils nont jamais changé, pas plus que lenseignement de lArmée de Marie qui repose sur la doctrine de lÉglise.
LArmée de Marie, qui avait obéi en présentant un recours au Conseil pontifical pour les Laïcs, croyait en finir là dans cette affaire.
Cependant, au lendemain de Pâques 1988, le Père Denis Laprise, à Rome, se trouvant à proximité des bureaux du Cardinal Édouard Gagnon, Président du Conseil pontifical pour la Famille, décide daller le voir, en toute déférence, pour lui offrir ses voeux pascals. Comme le Cardinal Gagnon sinforme de lArmée de Marie, le Père Denis lui apprend la récente décision du Conseil pontifical pour les Laïcs. Le Cardinal Gagnon lui conseille «daller plus haut» et de porter appel contre cette décision, lui indiquant à quel organisme romain sadresser: le Tribunal suprême de la Signature apostolique, et il lui suggère le nom de deux avocats habitués à ce genre de cause. Le Père Denis choisit Me Corrado Bernardini qui effectivement sera notre défenseur auprès des différentes instances du Tribunal suprême et qui présentera aussi un recours auprès du Conseil pontifical pour lInterprétation des Textes législatifs (pour contester certaines pratiques du Tribunal suprême quil jugeait non conformes au droit).
Monseigneur Émery Kabongo, Secrétaire privé du Saint-Père, avait lui aussi demandé à lArmée de Marie de porter sa cause en appel.
On voit bien que si les organismes romains «ont rencontré bien de la résistance chez les dirigeants de lArmée de Marie», cest à cause de lobéissance de ceux-ci aux conseils qui leur avaient été donnés par des Autorités vaticanes, et non par défiance envers les organismes romains.
Et redisons-le: lArmée de Marie na jamais été entendue par le Cardinal Vachon sur le motif ayant fondé son décret de révocation du statut canonique de cette Oeuvre (on la démontré plus haut), comme elle ne la pas été au cours des appels logés auprès des organismes romains. Le Tribunal suprême, quant à lui, a simplement rejeté la cause, sans létudier, jugeant quelle manquait de fondement.11. «Note dordre disciplinaire» de Mgr Couture
C.E.C.C.: «Les dernières péripéties de ce conflit ont conduit à la publication, par Mgr Maurice Couture, archevêque de Québec, le 10 avril 2000, dune "Note dordre disciplinaire" sur létablissement, fait sans autorisation canonique, dun lieu de culte dans une maison de retraite de Lac Etchemin.»
Rép.: Dans une lettre à Mgr Couture, le 17 avril 2000, Marie-Paule justifiait ainsi létablissement du Centre eucharistique et marial Spiri-Maria, à Lac-Etchemin:
«Devons-nous oublier que Dieu, dans Sa grande liberté et la liberté si belle quIl laisse aux êtres humains, est au-dessus de nous et quil Lui arrive de passer à travers toutes les barrières établies par les hommes, surtout quand lÉglise est en état de crise et quil sagit du salut des âmes? Précisément, le Code de Droit canonique stipule dans ladministration des mille sept cent cinquante-deux (1752) lois établies de ne jamais perdre de vue le salut des âmes qui doit toujours "être dans lÉglise la loi suprême". Cette simple réponse est en référence au Droit canon soulevé dans la lettre de Votre Excellence.»
Cest sur un ordre du Ciel que Marie-Paule avait fait construire le Centre eucharistique et marial Spiri-Maria. Lavenir nous montrera sans doute lopportunité et la nécessité de ce Centre.12. Lettre du 29 février 2000 du Cardinal Ratzinger
C.E.C.C.: «Ces dernières péripéties ont conduit également à de nouvelles interventions très sévères de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (29 février 2000) et de la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique (24 mai 2000). La première de ces Congrégations invitait fermement les dirigeants de lÉglise du Canada à désavouer les diverses activités de lorganisme dissout canoniquement et publiait, dans une version française dûment approuvée, le texte intégral du rapport de ce dicastère sur les erreurs doctrinales de Marie-Paule Giguère (voir "Pastorale-Québec", 26 juin 2000, p. 5-6). Ces erreurs, quon dit "graves et grossières", ont trait à la doctrine catholique sur le Christ, sur lÉglise et sur la Vierge Marie. Loin dobtempérer à la Note doctrinale de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et à la Note disciplinaire de lArchevêque de Québec, Mme Marie-Paule Giguère et son entourage ont réaffirmé leurs positions avec une fermeté accrue.»
Rép.: Avant daller plus loin, il faut encore une fois préciser que lorganisme quest lArmée de Marie na pas été «dissous canoniquement»: il sest vu retirer son statut canonique, un point cest tout.a) «Nouvelles interventions très sévères»:
Remarquons que lorsque les Autorités religieuses du Canada ont voulu «détruire lArmée de Marie» (selon lexpression du Cardinal Vachon), ces Autorités ont demandé une lettre de caution à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, à Rome:1° La première intervention du Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le 23 février 1987, approuvait et confirmait les mises en garde du Cardinal Vachon à lencontre des deux livres de Marc Bosquart;
2° La deuxième intervention, adressée à Mgr Wiesner, Président de la C.E.C.C., le 29 février 2000, débutait ainsi: «Par votre lettre du 20 décembre dernier, vous vous êtes adressé à ce Dicastère concernant la question de lArmée de Marie, et vous sollicitiez en particulier une intervention de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sur les points doctrinaux que soutient Marie-Paul [sic] Giguère et qui sont inconciliables avec la foi catholique.»
La Congrégation pour la Doctrine de la Foi a-t-elle vraiment étudié la question ou sest-elle limitée à approuver la version de nos Évêques? Même la «Note sur les erreurs doctrinaux [sic] de Marie-Paul [sic] Giguère», jointe en annexe à la lettre du Cardinal Ratzinger, semble émaner de lArchevêché de Québec, ainsi que nous le verrons.b) La lettre du 29 février 2000 du Cardinal Ratzinger et la «Note sur les erreurs doctrinaux [sic] de Marie-Paul [sic] Giguère»:
Le premier Numéro spécial du journal Le Royaume a repris phrase par phrase la lettre du 29 février 2000 du Cardinal Ratzinger pour en démontrer les nombreuses inexactitudes, si nombreuses quon a fortement douté que la lettre émanait vraiment du Cardinal Ratzinger; dautant plus quelle contenait beaucoup de fautes dorthographe, ce qui était surprenant pour un document de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.
Il en allait de même de la «Note sur les erreurs doctrinaux [sic] de Marie-Paul [sic] Giguère», jointe en annexe à la lettre du Cardinal Ratzinger, et qui en plus ne portait aucun signe identifiant sa provenance: pas den-tête de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, pas de date, pas de signature... Et certaines déclarations de Mgr Maurice Couture nous ont permis de penser que ce document provenait de lArchevêché de Québec:1° Dans sa présentation de la «Note doctrinale» publiée dans lédition du 26 juin 2000 de la revue diocésaine Pastorale-Québec, Mgr Couture indiquait que «ce rapport remonte à quelques années».
2° Le 23 mai 2000, lors de son point de presse consacré à lArmée de Marie, Mgr Couture mentionnait que cette «"Note doctrinale", rédigée il y a plusieurs années, était comme le fondement doctrinal du retrait de la reconnaissance de lArmée de Marie par Rome, à la demande, dailleurs, de mon prédécesseur, le Cardinal Vachon».
Ce qui nous permet de dater la «Note doctrinale» davant le décret du 4 mai 1987 du Cardinal Vachon... À une époque où la Congrégation pour la Doctrine de la Foi ne sétait pas encore penchée sur Vie dAmour!
En effet, quelques mois plus tôt, en décembre 1986, à la demande de Mgr Émery Kabongo, Secrétaire privé du Pape, Marie-Paule, accompagnée de labbé Lionel Mélançon et du Père Denis Laprise, avait rencontré deux membres de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le Père Adriano Garuti, o.f.m., et le Père Jacques Servais, s.j. Or ceux-ci, qui navaient pas encore commencé la lecture de Vie dAmour (lun deux a même demandé à Marie-Paule combien de volumes comportait la série!), ont déclaré que Rome ne se prononçait pas avant bien des années sur de tels écrits (Vie dAmour, Appendice III, p. 31).
Il est donc difficile dattribuer à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi la paternité de la «Note sur les erreurs doctrinaux de Marie-Paul Giguère»!
Cette «Note doctrinale» parle d«erreurs doctrinaux [sic] graves et grossières» qui se trouveraient dans «les écrits de la fondatrice, Marie-Paul [sic] Giguère... et les écrits dadeptes, surtout ceux de Marc Bosquart». Et comme exemples derreurs relevées dans ces écrits, les auteurs de la «Note doctrinale» présentent des phrases falsifiées et tirées de leur contexte... Selon nous, les «erreurs graves et grossières» se trouveraient plutôt dans ce document que dans les écrits de lArmée de Marie et de sa Fondatrice, dont on nécrit même pas le nom correctement, ce qui est incompréhensible pour des personnes qui auraient étudié quinze volumes de cet auteur! On comprend que lArchevêque de Québec, Mgr Maurice Couture, se soit empressé de nous présenter une version corrigée de ce document: «Note sur les erreurs doctrinales de Marie-Paule Giguère»...
Comment «obtempérer» à des documents aussi contraires à la vérité? Et comment ne pas sélever pour défendre la vérité?c) La lettre du 24 mai 2000 de la C.I.V.C.S.V.A.:
Quant à la seconde intervention mentionnée dans la «Note informative», soit celle du 24 mai 2000 de la Congrégation pour les Instituts de Vie consacrée et les Sociétés de Vie apostolique (C.I.V.C.S.V.A.), il ne nous a pas été donné den prendre connaissance. Elle concernait sûrement, cependant, les Fils de Marie, qui font lobjet du paragraphe suivant de la «Note informative»:13. Les Fils de Marie
C.E.C.C.: «Quant aux Fils de Marie, leur situation actuelle et leur avenir dans lÉglise relèvent de la compétence de la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique et ils sont confiés à lautorité du Commissaire pontifical qui leur a été assigné, Mgr Gilles Cazabon, o.m.i., évêque du diocèse de Saint-Jérôme. Il y a lieu despérer que les Fils de Marie continuent dapporter leur collaboration à la Congrégation et au Commissaire.»
Rép.: Ces lignes sont pour le moins surprenantes... Cest la C.I.V.C.S.V.A. qui a abandonné à eux-mêmes les Fils de Marie, négligeant de donner suite aux demandes que ceux-ci lui ont adressées pour obtenir un statut dans lÉglise:- 22 janvier 1997: demande dincardination des Fils de Marie dans le diocèse de Mandeville, en Jamaïque, auprès de Mgr Paul Michael Boyle, c.p. (en 1984 Mgr Boyle, alors Supérieur général des Passionistes, avait accueilli les Fils de Marie à Rome pour leur permettre détudier à lAngelicum et lorsquil a été nommé Vicaire apostolique en Jamaïque, en 1992, il a demandé le concours des Fils et Filles de Marie);
- 23 janvier 1997: demande dexcardination des Fils de Marie du diocèse de LAquila, quils avaient quitté le 1er janvier 1997 pour préserver lidentité intrinsèque de la Communauté.
Ces demandes sont renouvelées un an plus tard, mais à ce jour elles nont reçu aucune réponse de la C.I.V.C.S.V.A.
Or, selon le Droit de lÉglise, la C.I.V.C.S.V.A. ne disposait que dun laps de temps de cinq mois pour répondre à ces demandes qui ne pouvaient être refusées que pour un motif grave. La seule réponse a été la nomination dun Commissaire pontifical.
Pourquoi une telle nomination? Un Commissaire pontifical est nommé habituellement lorsquil y a des problèmes internes dans une Communauté, ce qui nétait pas le cas.
Et pour avoir apporté leur collaboration à la C.I.V.C.S.V.A., les Fils de Marie se sont retrouvés devant rien, et la situation est pire depuis la nomination du Commissaire pontifical dont les agissements étonnants auraient pu semer la division au sein du groupe heureusement préservé par la droiture et la transparence des Fils de Marie.a) Les Fils de Marie et la Congrégation pour les Religieux en 1985:
Les Fils de Marie nen étaient pas à leur première mauvaise expérience avec la C.I.V.C.S.V.A., anciennement la Sacrée Congrégation pour les Religieux. Faisons un retour en arrière:
Le 17 juin 1985, les 15 Fils de Marie étudiant à lUniversité pontificale Saint-Thomas-dAquin (lAngelicum), à Rome, ont tous terminé avec succès leur première année universitaire et sont sur le point de revenir au Québec pour les vacances dété. Ils ont fait bonne impression à lUniversité où ils ont été accueillis chaleureusement par le Secrétaire général.
Ce jour-là (17 juin), le Père Denis Laprise, qui est à Rome le Responsable du groupe avec la permission de ses Supérieurs camilliens, communique avec un membre de la Sacrée Congrégation pour les Religieux, le Père Jacques Araguin, qui se montre très désagréable et agressif:
«Vous êtes avec les Fils de Marie? Jamais le Pape ne vous reconnaîtra tant que vous serez liés à lArmée de Marie, etc.» (Cf. Vie dAmour, Appendice I, p. 311, où Marie-Paule ne donne toutefois pas le nom du Père Araguin. Il faut dire quavec toutes les calomnies répandues à Rome contre la Fondatrice de lArmée de Marie, en provenance de Québec, Marie-Paule nest pas bien vue en plusieurs Dicastères!) Et le Père Araguin termine, menaçant, en disant au Père Denis quil va soccuper de lui.
Le Père Denis na pas beaucoup le temps de sinquiéter dans les mois qui suivent jusquà ce quarrive la fin de septembre, au moment de quitter le Québec pour Rome afin daccompagner les Fils de Marie qui seront 32 cet automne-là, dont 28 pour étudier à lAngelicum en vue du sacerdoce.
Le Père Denis venait de rencontrer son Supérieur provincial, le Père Joseph Bressanin, en visite canonique au Québec du 7 au 21 septembre 1985, qui lui avait répété quil avait la permission daccompagner les Fils de Marie en Italie.
Mais le 26 septembre le Père Celeste Guarise, Supérieur local du Père Denis au Québec, lui téléphone pour lui apprendre quil ne pourra aller à Rome, avec les Fils de Marie, que sil en a la permission du Cardinal Vachon... Le lendemain, le Père Denis va rencontrer le Père Guarise et tous deux téléphonent au Père Bressanin, en Italie, qui confirme que cest la Congrégation pour les Religieux qui a interdit la venue à Rome du Père Denis et quil se voit donc obligé de lui refuser la permission de retourner à Rome avec les Fils de Marie (le départ était prévu quelques jours plus tard; quelle catastrophe pour les 32 jeunes qui se retrouvent sans Responsable! Leur année universitaire semblait fort compromise... Mais voyons comment le Ciel a contourné les difficultés, comme il en est toujours lorsque les adversaires de lOeuvre tentent de semer des embûches).
Le 27 septembre, le Père Guarise rencontre le Cardinal Vachon qui refuse de donner au Père Denis la permission daccompagner à Rome les Fils de Marie et le Cardinal exige même que le Père Guarise écrive au Père Denis une lettre dinterdiction en ce sens. Et le Cardinal Vachon ajoute:
«Il faut tout détruire et faire disparaître ces futurs prêtres!»
Le Père Guarise est bouleversé, de même que le Père Denis à qui il rapporte ces paroles.
Marie-Paule écrit, dans Vie dAmour, Appendice II où est relaté cet épisode (pp. 65 à 71):
«Le Ciel avait déjà prévu le coup car, dix jours plus tôt, sans que je sache pourquoi, sur une "indication" javais demandé à Monsieur labbé Lionel Mélançon sil pouvait se tenir prêt pour aller durgence à Rome. Acceptant la demande, labbé a aussitôt pensé à trouver un remplaçant pour lui à lhôpital où il est aumônier» (p. 65).
Or, le 18 juin précédent, labbé Mélançon avait rencontré à Rome Mgr Émery Kabongo, Secrétaire privé du Pape, qui lui avait dit: «Téléphonez-moi quand vous viendrez à Rome» (p. 66).
Au soir du 27 septembre, Marie-Paule, accompagnée dun Fils et dune Fille de Marie, se rend chez labbé Mélançon pour lui remettre le billet davion quelle lui a procuré. De son côté, labbé Mélançon a trouvé un remplaçant en la personne du Père Jean-Claude Guillemette, lui aussi un dévoué collaborateur de lOeuvre.
À 4h du matin le 28 septembre (il est 10h à Rome), labbé Mélançon téléphone à Mgr Kabongo, à Rome, qui linvite chaleureusement bien quil ignore le motif de sa visite là-bas: «Venez à Rome. En arrivant, veuillez me téléphoner pour fixer lheure du rendez-vous» (p. 66).
Labbé Mélançon senvole donc pour lItalie le soir même. Deux jours plus tard il téléphone à Marie-Paule pour lui communiquer que «lAutorité religieuse du Vatican demande que le Père Denis se rende immédiatement à Rome» (p. 66). Cette Autorité, cest le Pape Jean-Paul II. Le Père Denis doit obéir à une Autorité supérieure! Il senvole donc pour Rome le 1er octobre.
De son côté, à Rome, labbé Mélançon rencontre des Autorités au sujet des Fils de Marie et un de ces Personnages lui affirme: «Nulle Autorité na le droit dinterdire à un Religieux daccompagner des étudiants à Rome, et personne na le droit dinterdire aux étudiants daller à lUniversité pontificale Angelicum» (p. 68). Or cest le Secrétaire général de la Sacrée Congrégation pour les Religieux, Mgr Vincenzo Fagiolo, qui avait signé la lettre adressée aux Supérieurs majeurs du Père Denis pour interdire à celui-ci daccompagner les Fils de Marie à Rome...
Le 3 octobre, Mgr Kabongo reçoit labbé Mélançon et le Père Denis, et il leur demande daller rencontrer Mgr Fagiolo. Il téléphone lui-même au Secrétaire général de la Congrégation pour les Religieux et lui demande de les recevoir, mais Mgr Fagiolo répond quils doivent venir immédiatement car il est sur le point de partir.
Le Père Denis et labbé Mélançon se rendent tout de suite aux appartements de Mgr Fagiolo qui se montre sympathique. En conclusion de lentretien, Mgr Fagiolo déclare au Père Denis: «Vous avez bien fait de venir à Rome. Dites à tous vos jeunes de venir en grande paix. Vos jeunes aiment la Sainte Vierge, vous aussi? Eh bien! Elle vient de triompher. Je moccupe de tout et je vais vous trouver un Évêque protecteur» (p. 70). Et Mgr Fagiolo ajoute quil prend sur lui la responsabilité de cette affaire, confiant tout au Coeur Immaculé de Marie.
Et voilà! Sans savoir toutes les péripéties ayant préparé leur venue à Rome, nos Fils de Marie arrivent dans la Ville éternelle le 9 octobre.
Plus tard, le Père Denis rencontre aux bureaux de la Congrégation pour les Religieux Mgr Fagiolo et le Père Araguin. Alors que ce dernier se montre de nouveau très agressif, Mgr Fagiolo fait signe au Père Denis de ne pas se préoccuper de lattitude de ce Père...
Pourquoi donc tant doppositions, à Rome, contre lArmée de Marie et les Fils de Marie? Au cours des années, plusieurs Autorités religieuses nous ont informés que la source des difficultés vient de Québec. Dans le cas qui nous occupe ici, soit les études des Fils de Marie à lAngelicum à lautomne 1985, nous en avons eu la confirmation par un dialogue entendu, le 4 octobre 1985, à lHôtel-Dieu de Québec: cest le Père Hervé Lemay (alors Frère) qui y était allé rencontrer quelquun et qui avait croisé dans lascenseur Mgr Jean-Paul Labrie, Évêque auxiliaire à Québec, accompagné dune religieuse et dun prêtre qui avaient échangé ces mots:
La religieuse: «Vous savez que plusieurs jeunes de lArmée de Marie se rendront bientôt étudier à Rome.»
Le prêtre: «Hum! vous allez voir que les Évêques vont bloquer ça à Rome, ça ne sera pas long.» (Vie dAmour, Appendice II, p. 70)
Mais les Évêques nont jamais le dernier mot contre les Oeuvres de Dieu lorsquils les combattent.b) Les Fils de Marie et leur Fondatrice:
Le 10 octobre 1985, Mgr Vincenzo Fagiolo dit au Père Denis: «Veuillez communiquer ceci à "cette femme": elle doit écrire une lettre à lÉglise pour donner la Communauté à lAutorité, mais elle ne doit pas signer son nom» (Vie dAmour, Appendice II, p. 71).
Marie-Paule se déclare prête à séloigner et, après avoir demandé conseil à Mgr Kabongo, par lentremise du Père Denis à Rome, elle écrit à la Congrégation des Religieux. Toutefois, elle oublie la surprenante demande de ne pas signer cette lettre...
Mais lorsque la Fondatrice rencontre Mgr Kabongo à Rome, le 3 décembre 1985, et quelle lui répète quelle est prête à séloigner, Mgr Kabongo lui répond: «Non, vous devez rester là» (id., p. 108).
Dautres Autorités religieuses, dont Mgr Mario Peressin, Archevêque de LAquila et Protecteur des Fils et Filles de Marie de 1986 à 1997, ont voulu séparer les Fils de Marie de leur Fondatrice. Mais les Fils de Marie nont jamais accepté une approbation ecclésiale en échange du reniement de leur Mère et Fondatrice.
Cest lÉglise elle-même, pourtant, qui exige des religieux quils demeurent fidèles à lesprit de leur Fondateur... Mais la persécution de lÉglise envers les Fondateurs fait partie du paradoxe chrétien! Eux qui renouvellent lÉglise, y insufflant leur grâce particulière, sont bannis... On pense à sainte Thérèse dAvila, réformatrice du Carmel et Docteur de lÉglise, que, de son vivant, lAutorité religieuse a voulu remplacer comme Supérieure; mais, malgré les menaces dexcommunication qui pesaient contre ses religieuses si elles réélisaient leur Fondatrice, une grande majorité dentre elles lont réélue... et ont été excommuniées!
Il est impossible, sans les dénaturer, de séparer les fruits de larbre qui les a produits et qui les nourrit.c) Le statut des Fils de Marie:
Mgr Gilles Cazabon dit désirer pour les Fils de Marie «une place mieux établie dans lÉglise». Mais, «en vérité», répond la Fondatrice, Mère Paul-Marie, «les Fils de Marie désirent-ils une place mieux établie dans lÉglise? Tant dautres nouvelles communautés ont mis jusquà trente et quarante ans avant dêtre insérées dans lÉglise, alors que leurs membres étaient bien établis selon le charisme de leur fondateur respectif et non selon les incompréhensions dun contrôleur qui na rien vécu du charisme fondamental dune nouvelle oeuvre que Dieu donne à son Église pour les temps à venir» (Le Royaume, n° 138, janvier-février 2000, p. 12).
Pour linstant, les Fils de Marie nont aucun statut dans lÉglise tant Mgr Peressin que la C.I.V.C.S.V.A. leur ont répété qu«ils nétaient rien»!
Comment donc la C.I.V.C.S.V.A. pourrait-elle prendre maintenant des mesures à lencontre dun groupe quelle na pas reconnu, auquel elle a refusé un statut? Peut-on prendre des sanctions contre «rien»?
Revenons à la conclusion de la «Note informative» de la C.E.C.C. sur lArmée de Marie.14. Solidarité épiscopale
C.E.C.C.: «Cette note informative nous permet de dire notre solidarité avec larchevêque de Québec, Mgr Maurice Couture, s.v., la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique et le Commissaire pontifical, Mgr Gilles Cazabon, o.m.i. Nous demandons aux fidèles de lÉglise catholique au Canada de prier pour que cesse cette situation troublante et nous invitons les personnes proches de lArmée de Marie à réévaluer leurs liens avec cet organisme à la lumière des décisions de lautorité responsable dans lÉglise.»
Rép.: «Situation troublante», en effet! On accuse sans entendre les accusés... Les Évêques se déclarent solidaires avec ceux qui combattent lArmée de Marie, sans se rendre compte quils participent à une grave injustice... et la C.E.C.C. va jusquà exiger cette solidarité de tous les Évêques, en vertu de la collégialité épiscopale!
Pourtant, le 27 mai 1992, sadressant à nos pèlerins sur la Place Saint-Pierre, le Saint-Père nest pas allé dans le sens désiré par le Cardinal Louis-Albert Vachon qui avait voulu détruire lArmée de Marie: le Saint-Père, notre bien-aimé Pape Jean-Paul II, a encouragé lArmée de Marie, mouvement que plusieurs déclarent dissous depuis 1987.
Et, pour la petite histoire de cette Oeuvre, il serait intéressant de mentionner que si lArmée de Marie possède lenregistrement vidéo des paroles du Saint-Père à cette occasion, enregistrement repris à la fin du film «Vie dAmour», cest grâce à un des deux cinéastes à lorigine de ce film et qui, ayant pour ami un Cardinal attaché au Vatican, a pu obtenir copie de cet enregistrement que, selon nos sources, certains, du Québec, auraient tenté de faire disparaître faire disparaître la trace dun encouragement du Pape à légard de lArmée de Marie, un mouvement rejeté au Québec et au Canada! Vraiment, le Saint-Père ne se sent pas lié par aucun «pacte épiscopal» quand il sagit de saluer une Oeuvre de Dieu!
Et la «Note informative» se termine par lappel à lunité qua fait Jésus en laissant Ses disciples, à la Dernière Cène:15. Appel à lunité
C.E.C.C.: «"Que tous, ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Quils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu mas envoyé" (Jn 17, 21).»
Rép.: Mais lunité ne peut se bâtir sur le mensonge et sur le rejet des Oeuvres de Dieu. Pour contribuer sincèrement à lunité, il faut pratiquer la justice, dans la vérité.Conclusion: le coeur du problème
a) La Fondatrice:
Dès 1985, les Fils de Marie sétaient fait dire quils ne seraient pas reconnus tant quils resteraient liés à lArmée de Marie dont cétait surtout la Fondatrice qui «faisait problème» en certains milieux.
«Signe de contradiction»: aimée et vénérée par les uns, haïe par les autres... Reconnue pourtant par des hommes dÉglise hors du commun: le Père Marie-Michel Philipon, o.p., expert au Concile; Mgr Jean-Pierre van Lierde, qui a été à ses côtés pendant quelques années; Mgr Émery Kabongo, son dernier Directeur spirituel, qui lui a donné cette directive, le 25 février 1987:
«Vous devez continuer à agir et à bien suivre, en toute conscience, les indications que vous recevez, à bien obéir aux ordres.
«Bien plus, si un Évêque ou un Cardinal vous dit le contraire de ce que vous recevez, vous devez, en toute conscience, suivre les indications que vous recevez.
«Et si je vous donnais, moi aussi, des directives qui viennent à lencontre de ce que vous recevez, je vous demande, en toute conscience, de bien suivre les indications que vous recevez» (Vie dAmour, Appendice V, p. 280).
Depuis ce temps, soit 1987, Marie-Paule doit obéissance à Dieu seul qui a choisi cette directive du Directeur spirituel de la Fondatrice de lArmée de Marie pour la dégager de la coupe de ceux qui voudraient détruire cette Oeuvre malgré la Volonté divine de sauver le monde par ce moyen.b) Le Pape et lArmée de Marie:
Alors que lArmée de Marie et sa Fondatrice étaient vilipendées par des Autorités religieuses, le Souverain Pontife romain, le Pape Jean-Paul II, na pas craint de leur accorder son appui lorsque, le 27 mai 1992, sur la Place Saint-Pierre, il déclarait à nos pèlerins:
«Jadresse la bienvenue au nombreux groupe international de lArmée de Marie... Laissez-vous toujours éduquer par la Mère du Seigneur...»
LArmée de Marie navait jamais demandé pareille reconnaissance ceût été placer le Saint-Père dans une situation délicate, bien des Évêques québécois ayant souhaité enterrer cette Oeuvre! Mais notre Pape Prophète a pris linitiative de ces paroles qui ne pouvaient manquer de susciter des interrogations en Église. En effet, comment des Évêques peuvent-ils condamner lorsque le Pape accorde une forme de reconnaissance?
La même chose sétait produite pour la Communauté des Fils de Marie, alors que le Pape Jean-Paul II a ordonné prêtre le premier Fils de Marie prêt à accéder au sacerdoce: cétait le 25 mai 1986, en la Basilique Saint-Pierre. Et le Saint-Père avait déclaré aux 74 ordinands: «LÉglise de Dieu vous accueille avec joie!»
Depuis, la Communauté des Fils de Marie a offert à lÉglise 44 prêtres... des forces vives dont les Autorités religieuses du Québec veulent priver les catholiques qui souffrent pourtant du manque aigu de vocations sacerdotales!
Le Seigneur a précisé à Marie-Paule: «LÉGLISE EST PARALYSÉE À CAUSE DE LA MESQUINERIE DE MES ÉVÊQUES» (Vie dAmour IX, chap. 43, p.185). Et aussi: «TU SERAS SEULE JUSQUÀ LA FIN» (brochure n° 10, Lac-Etchemin, mars 1985, p. 104).
Mais nous savons quà la fin, quand tout semblera désespéré, ce sera le triomphe du Coeur Immaculé de Marie, ainsi quElle la promis à Fatima.
Aussi gardons-nous confiance, malgré les coups assénés par lÉglise à lArmée de Marie. Malgré tous les obstacles en travers de Son Oeuvre damour, la Dame de Tous les Peuples vaincra et offrira à lhumanité le temps de paix auquel les hommes aspirent depuis la nuit des temps!8 octobre 2000
Sylvie Payeur-Raynauld
© 1998 - Tous droits réservés : ÉDITIONS CO. DAME, Québec, Canada