Nouvel appui de lÉvêque québécois anonyme
En septembre 2000, Marie-Paule recevait deux nouvelles lettres de lÉvêque québécois qui, de façon anonyme (et nous pouvons le comprendre!), sétait déjà porté à la défense de lArmée de Marie en identifiant «le refus du Surnaturel» comme la cause majeure des oppositions à cette Oeuvre.
Devant sa bienveillante, et avec son aimable autorisation, nous publions ici des extraits de ces deux lettres, remerciant cet Évêque de lencouragement quil dispense ainsi à lOeuvre.
Sylvie Payeur-RaynauldChère Madame Marie-Paule,
Ces considérations que jai faites suffiront-elles à changer lesprit, le coeur et lâme de ceux qui sacharnent contre vous et votre Oeuvre? Je ne saurais le dire, si même peut-être le Diable na pas réussi à endurcir leur coeur davantage. Attendons. Je dois vous dire cependant que je tremble à la pensée quun autre coup de patte sournois pourrait vous tomber dessus, selon ce que vous avez déclaré le 8 août dernier, lors de la pose du campanile de votre cloche, à Lac-Etchemin. Mais vous en avez vu bien dautres. Vous passerez encore à travers. «Confiance, dit le Seigneur: Jai vaincu le monde.» (...)
Recevez lexpression de mes respects et hommages de même que lassurance du support de mes humbles prières pour vous-même et pour lensemble de lOeuvre que vous soutenez à bout de bras avec lassistance visible du Pouvoir dEn-Haut.
Ce 13 septembre 2000(signature encore anonyme pour raisons évidentes)
* * *
Madame,
Malgré vos nombreuses occupations, jose vous envoyer ces quelques pages écrites qui reflètent ma pensée sur des problèmes qui me paraissent bien importants. (...)LÉVANGILE, BIEN VÉCU, DONNE LE GOÛT DE DIEU
Toute infidélité à lEsprit Saint saccompagne toujours dune diminution de la foi. Doù il résulte que si on cherche à adapter lenseignement de lÉvangile à ses penchants personnels, on perd peu à peu le goût de lÉvangile, le goût du surnaturel. (...)
Dans limpuissance où lon est de ne pouvoir empêcher les écrivains ecclésiastiques denseigner ce qui leur plaît, on peut du moins réagir à leur comportement en intensifiant la vie religieuse dans nos églises, dans nos réunions communautaires, comme le font les membres de lArmée de Marie. Que les responsables de la Liturgie, avec le consentement de leurs Pasteurs, remettent en honneur nos cérémonies religieuses dautrefois, quils sefforcent de rallumer le feu de la ferveur spirituelle auprès des fidèles. (...) Maintenant, on voit les effets [du relâchement religieux], on constate que les églises se vident et on songe même à vendre plusieurs édifices sacrés. (...)
Au sujet de certains mouvements de piété, reconnus par tous comme édifiants, voire même mystiques, on nose pas les attaquer ouvertement, mais on préfère plutôt diriger les cibles, les attaques contre leurs fondateurs, fondatrices, avec lespoir que, ceux-ci écrasés, disparus, on pourra plus facilement contrôler le mouvement, avec peut-être la perspective que de telles Associations, privées de leur «leadership», deviendront ébranlées, désaxées, quelles sétioleront, dépériront et finiront par disparaître. (...)
On se montre sévère envers ceux qui rassemblent les gens pour des journées de prière et large desprit pour ceux qui cherchent à démolir ou à adoucir les exigences de la foi. Paul VI disait que Satan avait réussi à trouver quelques fissures dans lÉglise de Vatican II pour y pénétrer et répandre la perversion. (...)
Quand un tel esprit laïc a pénétré dans les rangs de la hiérarchie ecclésiastique et religieuse du Québec, peut-on [lui] confier en toute assurance des mouvements de piété qui ont ravi le coeur de nombreux fidèles parce que ceux-ci trouvent en eux une occasion, devenue rare au Québec, de désaltérer leur soif du surnaturel, du besoin de Dieu? Non, pour le moment, il ne serait pas sage ni prudent de confier de si beaux mouvements de piété à des Chefs qui pactisent avec ceux qui nagent dans les eaux troubles de la foi, qui enseignent et réclament plus de liberté dans linterprétation de lÉvangile, qui cherchent à le commenter et à lexpliquer à leur façon. (...)
Autrefois, les étrangers disaient du Québec: «Québec, la terre des saints.» Aujourdhui, oserait-on répéter les mêmes mots quand lassistance des fidèles à la messe diminue, quand les rassemblements de prière se raréfient, quand les Temples sacrés se vident, quand on sacharne à prêcher la voie facile de lÉvangile, quand on se moque des personnes qui consacrent tout leur temps, tout leur talent, toutes leurs énergies à se dévouer aux oeuvres de Dieu? (...)
Le monde actuel a besoin plus que jamais de ces apôtres dune vie intérieure, ce qui les rend capables de nous guider dans la voie de la sanctification, capables de transformer le monde par une vie revitalisée par la foi, et de le préparer à paraître devant Dieu quand la mort viendra frapper à nos portes. Demandons à Dieu de nous donner de tels Pasteurs.
Les apparitions fréquentes de la Sainte Vierge nont que ce noble but. Sachons ouvrir nos oreilles à son appel, disposons nos volontés à répondre à son enseignement maternel. Comme le rappelle le IIe Concile du Vatican: «Aussi la bienheureuse Vierge est-elle invoquée dans lÉglise sous les titres dAvocate, dAuxiliatrice, dAide et de Médiatrice. Tout cela doit pourtant sentendre de manière quon nenlève ni najoute rien à la dignité et à laction du Christ, seul Médiateur» (Lumen Gentium, n° 62).
La Sainte Vierge est Médiatrice de lHumanité entière, car le Sacrifice du Christ a été accompli pour le salut éternel de lHumanité entière, sans exclure aucune personne, aucun individu.
Avec laide de lEsprit Saint et de la Divine Mère, laissons-nous conduire au Fils et, par le Fils, au Père qui nous aime et veut notre bonheur tant en la vie présente quen la vie future de léternité.18 septembre 2000
Évêque québécois
© 1998 - Tous droits réservés : ÉDITIONS CO. DAME, Québec, Canada