«Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes...»
par Sylvie PAYEUR-RAYNAULD



La petite Armée de Marie, qui suscite tant d’opposition auprès de plusieurs Autorités religieuses, n’a pas que des ennemis. Mais si parfois des voix s’élèvent pour prendre sa défense, gare aux représailles qui ne tarderont pas à s’abattre contre ces «imprudents» qui osent aller à contre-courant de la collégialité épiscopale que plusieurs Évêques canadiens veulent ériger en système pour imposer une ligne de conduite à leurs confrères qui ont osé accueillir en leur diocèse des membres de la Communauté des Fils et Filles de Marie.

C’est pourquoi certains Évêques et théologiens «dissidents», qui se sentent poussés à prendre la défense de l’Armée de Marie injustement traitée, préfèrent garder l’anonymat tout en s’identifiant auprès de Marie-Paule, celle qu’on cherche à abattre.

Qu’elle doit donc avoir fait du mal dans sa vie, cette femme, pour mériter pareil acharnement... Le problème, c’est qu’aucune accusation sérieuse et fondée n’a jamais été formulée contre elle; des accusations parfois farfelues, certes, dont on a pu constater la fausseté. Mais jamais un seul acte répréhensible n’a pu lui être imputé en toute honnêteté. C’est probablement pour cela que les accusateurs en sont réduits à fausser et à dénaturer ses écrits, malgré tout le bien fait aux âmes par l’oeuvre littéraire de Marie-Paule (les témoignages continuent d’affluer en ce sens, même de la part de prêtres et de théologiens versés dans la mystique). Si, comme l’a affirmé Jésus, «on reconnaît un arbre à ses fruits», les fruits produits par la lecture de Vie d’Amour (conversions, foi approfondie, cheminement spirituel, etc.) attestent de la bonté de l’arbre (l’auteur) qui les a produits.

Parmi ceux qui prennent la défense de l’Armée de Marie simplement par amour de la vérité et de la justice, car ils n’en sont pas membres, il y a un Évêque québécois dont la lettre a été reproduite dans le numéro 144 du journal Le Royaume (juillet-août 2000, pp.15-16: «Le refus du Surnaturel - un Évêque québécois à la défense de l’Armée de Marie»).

Dans sa lettre, cet Évêque disait reconnaître en l’Armée de Marie «l’oeuvre de Dieu même» et exhortait ses pairs à suivre le sage conseil de Gamaliel pour ne pas risquer de se trouver en guerre contre Dieu...

Avant cet Évêque, un théologien québécois s’était déjà porté à la défense de l’Armée de Marie; une de ses lettres paraissait en partie dans le numéro 143 du journal Le Royaume («L’Armée de Marie et le Cardinal Ratzinger», p. 14 du Numéro spécial du 1er juillet 2000).

Le 26 juillet, ce théologien adressait une nouvelle lettre à Mgr Maurice Couture; à sa demande, nous publions sa lettre dans le présent numéro de notre journal.

Ce théologien, de même que tous les défenseurs de l’Armée de Marie, mérite notre reconnaissance, et aussi celle de Jésus Lui-même qui manifestement guide et protège cette Oeuvre, et qui a dit: «Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, à mon tour je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est dans les cieux» (Mt 10, 32). La Vierge Immaculée reprend sûrement à Son compte ces paroles de Son Fils!


MANIGANCES CONTRE LES AUTORITÉS RELIGIEUSES OUVERTEMENT FAVORABLES À L’ARMÉE DE MARIE

On comprend le désir d’anonymat de l’Évêque québécois qui s’est récemment porté à la défense de l’Armée de Marie. En fait, dès qu’un Personnage en autorité se montre favorable à cette Oeuvre, il est prévenu des coups qui peuvent s’abattre sur lui. Mais ces Personnages sont souvent sceptiques et hésitent à croire le bien-fondé de ces avertissements.

Mgr Peressin, par exemple (défunt Archevêque de L’Aquila qui a été Protecteur de la Communauté des Fils et Filles de Marie de 1986 à 1997), avait répondu au Père Denis qui le prévenait de la part de la Fondatrice: «Dites à Marie-Paule qu’elle ne s’inquiète pas.» Les événements ont par la suite démontré que l’avertissement n’était pas superflu.

Certains Personnages ainsi prévenus croient d’abord que nous sommes victimes d’un complexe de persécution... Ainsi d’un Évêque rencontré il y a un peu plus d’un an par le Père Pierre Mastropietro, alors Supérieur général des Fils de Marie, et qui considérait avec scepticisme les propos du Père Pierre concernant les embûches dressées sur le chemin des Fils de Marie... jusqu’à ce que, vers la fin de la rencontre, le Père Pierre mentionne un détail très secret concernant un Personnage du Vatican... «Vous êtes au courant de ce fait?» lui a lancé l’Évêque qui, du coup, comprenait la raison de l’acharnement contre la jeune Communauté dont certains membres étaient au courant de trop de secrets bien gardés...


MGR EUGÈNE P. LAROCQUE

Il est un cas qui nous touche particulièrement au Canada, c’est celui de Mgr Eugène P. LaRocque, Évêque d’Alexandria-Cornwall, en Ontario, qui a accueilli en son diocèse des membres de la Communauté des Fils et Filles de Marie et qui a ordonné prêtres quatre Fils de Marie le 23 juin 1996.

Or Mgr LaRocque a récemment fait l’objet d’une campagne de salissage infâme dans les médias, alimentée tout spécialement par le réseau Internet où étaient lancées contre des hommes de Cornwall, dont plusieurs ecclésiastiques et notables, des accusations très graves que nous croyons tout à fait infondées dans le cas, du moins, de Mgr LaRocque et de plusieurs de ses prêtres; et si ceux-ci sont innocents, comment ajouter foi aux accusations portées contre les autres personnes?

D’ailleurs, alors que la petite ville de Cornwall était déchirée par cette campagne de salissage sans précédent, plusieurs citoyens se sont levés pour dénoncer le ridicule de ces accusations et prendre la défense de ceux qu’on dénonçait sans preuves.

WWW: ces trois premières lettres qui identifient tout site Internet signifient World Wide Web (toile tissée sur le monde); elles peuvent rappeler aussi le piège que peut tendre à d’innocentes victimes une personne animée d’intentions malveillantes et destructrices, tout comme l’araignée tisse sa toile pour paralyser sa proie...

Le pire, c’est que certains médias ajoutent foi à ces calomnies et relancent la campagne de salissage contre un groupe ciblé...

Ainsi le journal américain The Wanderer (St. Paul, Minnesota), en son édition du 17 août 2000, commençait en première page un long article intitulé «Pending Arrest of Pedophiles Expected To Implicate Bishop» (on s’attend à ce que l’arrestation imminente de pédophiles implique l’Évêque). L’Évêque en question, visé par le journaliste Paul Likoudis: Mgr LaRocque, lourdement diffamé dans cet article, alors que cet Évêque dit n’avoir rien à se reprocher et clame son innocence!

Mais dans ce cas-ci, comme en bien d’autres, on préfère entendre les accusateurs que les accusés...L’Armée de Marie connaît bien ce genre de procédés!

L’article de Paul Likoudis jette un voile de ténèbres non seulement sur l’Église et les notables de Cornwall, mais sur toute la ville. Au lieu d’ajouter foi aux propos d’un dénonciateur qui accuse de pédophilie «la plupart des dirigeants des Chevaliers de Colomb de la région, des médecins et des autres notables» (Paul Likoudis), on devrait s’interroger sur les motivations profondes de telles déclarations et d’une telle campagne de destruction d’une élite! Et le dénonciateur dont Paul Likoudis rapporte les propos est même allé jusqu’à accuser les personnes qu’il avait dénoncées de tentative de meurtre pour empêcher que leurs «méfaits» soient mis à jour...

Comme Mgr LaRocque qui clame son innocence, les prêtres accusés avec lui n’en reviennent pas d’être ainsi traités après tant d’années de dévouement désintéressé auprès des âmes.

«Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose»: c’est ce qu’ont compris les adversaires de l’Église car, même si les accusés sont reconnus par la suite innocents, leur réputation sera marquée par la calomnie et ce souvent de façon indélébile. Mais ces prêtres partagent la croix du Christ en son ignominie: Lui non plus, Jésus, n’était en rien coupable et il a fallu en inventer pour Le conduire au supplice.


L’ÉGLISE ET L’ARMÉE DE MARIE

Revenons à l’Armée de Marie, cette portion de l’Église si malmenée.

Mais qu’est-ce que l’Armée de Marie a fait de mal?

– trop de conversions?
–trop de vocations religieuseset sacerdotales (plus de 40 prêtres, en quelques années)?
–trop d’impact au niveau de la famille?: amour des berceaux (les familles nombreuses ne se comptent plus, c’est notre façon de travailler en faveur de la vie); activités variées pour les jeunes (permettant d’encadrer et de préserver notre jeunesse en ce temps d’apostasie);
–trop d’oeuvres sociales?: foyers pour personnes âgées; oeuvres missionnaires (orphelinat, écoles, etc.);
–trop de prière, d’adoration? (le Centre Spiri-Maria: trop d’honneur à Jésus-Eucharistie et à Marie?)
–trop de foi, d’amour de l’Église et du Pape Jean-Paul II?
–trop d’amour pour les ennemis, pour les persécuteurs?
–et la Fondatrice, première responsable de ces «trop», il faudrait la détruire, couper l’arbre responsable de tous ces «trop» de don, pardon, abandon?

«Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes...»

Mais ce ne sont pas tous les enfants de l’Église qui approuvent cette action contre l’Armée de Marie, action en laquelle ils ne reconnaissent pas la Main de Dieu. Et ces enfants, au sein de l’Église, sont comme une petite semence qui germera et portera des fruits pour la gloire de l’Église, au Royaume enfin conquis sur la terre, grâce à la Co-Rédemptrice rejetée mais dont la Vie d’Amour illuminera à jamais la chrétienté renouvelée.


16 septembre 2000

Sylvie Payeur-Raynauld


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