Une attitude à la manière de Gamaliel
par Mère PAUL-MARIE

Une attitude qui immortalisera un nom, quelle similitude de faits! «En ce temps qui est Notre Temps», une sublime et tragique Histoire se répète et, cette fois, à la suite du Rédempteur, c’est celle de l’Immaculée Co-Rédemptrice avec les serviteurs et servantes qu’Elle a appelés à Son Service.

Elle est admirable, l’attitude de S. Exc. Mgr Eugène P. LaRocque qui, avant d’inviter les Fils et Filles de Marie dans son diocèse, les a observés discrètement à distance pendant bien des années, les a visités sur leurs lieux de travail. De plus, il a rencontré les dirigeants à quelques reprises et, voyant les fruits et en connaissance de cause, en toute honnêteté et justice, il les a acceptés paternellement.

Actuellement, frappé lui-même d’odieuse façon dans les médias parlés et écrits, alors que sa réputation a été avilie jusque sur le réseau Internet, il avance courageusement, après avoir affirmé son innocence, manifestant ainsi la vraie grandeur humaine dans le drame où il a été plongé.

Cela n’empêche pas Mgr LaRocque d’être clairvoyant et de rechercher un vrai dialogue avec les coeurs qu’il sait sincères, purifiés par le feu des tribulations. Il le fait sans condamner a priori, parce qu’il sait que Dieu inspire et ouvre les âmes aux lumières de l’Esprit, développant ce que tant de millénaires ont recelé de projets grandioses déjà annoncés, mais incompris et souvent même insoupçonnés parce que l’heure n’était pas venue de les dévoiler et de les vivre.

«Ce temps est Notre Temps», a répété trente-cinq fois la Dame de Tous les Peuples dans Ses Messages à Ida Peerdeman:

«Et maintenant, mais maintenant seulement, Elle vient dans le monde comme Dame de Tous les Peuples. Pourquoi maintenant? Parce que le Seigneur a attendu ce temps. Les autres dogmes devaient précéder.»

«Comme la Vie devait précéder la Dame de Tous les Peuples, ainsi les dogmes antérieurs concernent la Vie et le départ de la Dame» (43e vision, 5octobre 1952, p. 222).

Et la Vie est écrite en toute transparence, simple et limpide comme un cristal, car elle relate une Oeuvre de brûlants charismes que Dieu dévoile en salves de mystiques secrets qui confondent les sages de la terre.

Rappelons l’épisode de la Bible où il est fait mention de Gamaliel. Après la mort de Jésus, les apôtres prêchaient dans le Temple au Nom de Jésus. Jetés en prison, ils furent délivrés par un ange qui les fit sortir et ils retournèrent prêcher dans le même lieu où ils furent retrouvés, puis ramenés devant le Sanhédrin qui les interrogea: «Nous vous avions formellement interdit d’enseigner en ce nom-là. Vous avez rempli Jérusalem de votre doctrine! (...)» Pierre répondit: «Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. (...)» En entendant cela, le grand prêtre et le Sanhédrin frémirent de rage et projetèrent de les faire mourir.

Alors, un Pharisien nommé Gamaliel se leva au milieu du Sanhédrin: c’était un docteur de la Loi respecté de tout le peuple. Il donna l’ordre de faire sortir ces hommes et il dit aux sanhédrites: «Hommes d’Israël, prenez bien garde à ce que vous allez faire à l’égard de ces gens-là. (...) Ne vous occupez pas de ces gens-là, laissez-les. Car si leur entreprise ou leur Oeuvre vient des hommes, elle se détruira d’elle-même; mais si vraiment elle vient de Dieu, vous n’arriverez pas à les détruire. Ne risquez pas de vous trouver en guerre contre Dieu.» Ils adoptèrent son avis, mais ils firent battre de verges les apôtres; ils leur interdirent de parler au nom de Jésus, puis ils les relâchèrent. Pour eux, ils s’en allèrent du Sanhédrin, tout joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des outrages pour le Nom de Jésus (cf. Ac 5, 17-41).

Il est vraiment étonnant de constater cette similitude de faits «en Notre Temps», toute proportion gardée. Pour les petits qui, depuis bientôt trente ans, ont suivi cette Oeuvre, il est si facile de tout comprendre au fur et à mesure, car ils ont vu se réaliser ce qui avait été annoncé.

S. Exc. Mgr LaRocque est logique, honnête dans ses interventions. Alors que d’humbles laïcs s’éveillent et s’émerveillent devant chaque découverte des secrets mystiques, telles des fleurs qui ouvrent leurs corolles et suscitent l’admiration, S. Exc. Mgr Eugène P. LaRocque, membre de l’épiscopat, s’est ouvert aux valeurs aperçues: il en a saisi les parfums en tenant compte de la richesse du sol qui a vu naître cette Oeuvre liée à l’Histoire par excellence qui nous ramène à Dieu en nous prouvant Ses splendeurs. Monseigneur ne peut pas tout comprendre, pas plus que nous-mêmes, car c’est Dieu qui en divinise le cours. Et c’est Lui aussi qui, le moment venu, projette lumière et gloire qui rejaillissent sur Lui, pendant que Ses serviteurs et servantes, couverts de mépris et de calomnies, s’abîment dans leur petitesse en contemplant avec amour les reflets de Sa Grandeur, de Son AMOUR miséricordieux en vue du Royaume où les conduisent L’IMMACULÉE et L’ESPRIT VÉRITABLE «en ce temps qui est Notre Temps».

15 novembre 2000

Mère Paul-Marie


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