- «Non à la mort! Non à la guerre! Oui à la Vie! Oui à la Paix!»
Le Pape Jean-Paul II, 13 janvier 2003

– «Le Saint-Siège n’est pas “pacifiste”, mais “pacificateur”. Le Saint-Siège n’est pas pacifiste à tout prix, car il admet la légitime défense de la part des États-Unis.» Le Cardinal Sodano au quotidien Avvenire

– «Il faudrait plutôt dire que le Saint-Siège est toujours pacificateur, qu’il travaille intensément pour prévenir l’apparition de conflits», poursuit le Cardinal. (Zenit, 18 février 2003)

– «Jamais les uns contre les autres!» disait le Pape en invitant le monde à la prière et au jeûne le Mercredi des Cendres pour la cause de la Paix.» (28 février 2003)

Et Sa Sainteté citait les moyens d’y arriver:

– «Purifier sa conscience, convertir son coeur à la paix véritable.» (9 mars 2003)

– «“Jamais plus la guerre!” disait le Pape aux jeunes, se défendant cependant d’être “pacifiste”, comme l’a souligné maintes fois le Saint-Siège les dernières semaines: “Nous devons faire tout ce qui est possible! Nous savons bien que la paix n’est pas possible à n’importe quel prix. Mais nous savons tous combien cette responsabilité est grande. Et par conséquent: prière et pénitence!”» (Zenit, 16 mars 2003)

MÉDIATION DU PAPE JEAN-PAUL II

– Au Vatican, le 14 février, le Pape reçoit en audience le vice-premier ministre irakien, M. Tarek Aziz.

– Le samedi 15 février, S. Ém. le Cardinal Etchegaray, envoyé spécial du Saint-Père, rencontre le président Saddam Hussein, afin de lui demander «le respect, par l’Irak, des résolutions des Nations unies sur son désarmement urgent, sans quoi la menace d’une guerre pèse sur le monde».

– Le 18 février, le secrétaire général des Nations unies, M. Kofi Annan, est à son tour reçu en audience par le Saint-Père.

– Le 22 février, le Pape exhorte le premier ministre de Grande-Bretagne, M. Tony Blair, «à conjurer le spectre de la guerre au Moyen-Orient».

– D’autre part, le mercredi 5 mars 2003, S. Ém. le Cardinal Laghi, envoyé spécial du Pape, rencontre M. George W. Bush, président des États-Unis, et ses collaborateurs.

– Alors que le Pape met ses forces au service de la paix, le monde attend, selon la résolution 1441 du Conseil de Sécurité de l’ONU, la réponse du Président de Bagdad, appelé à commencer rapidement, après douze ans de tergiversation et d’attente, la destruction des missiles prohibés, à capacité de destruction massive, comme l’a demandé le chef des inspecteurs en désarmement de l’ONU, M. Hans Blix.

Au même moment, un débat s’engage à l’ONU sur une résolution pouvant ouvrir la voie à la guerre.

UN REFUS – DÉCLARATION DE LA GUERRE

Pendant ce temps, la France, l’Allemagne et la Russie militent contre une guerre en Irak. Et, à travers le monde, les peuples préparent des marches pour la paix.

Le 18 mars, les plus hautes instances dirigeantes irakiennes rejettent l’ultimatum lancé par George W. Bush à Saddam Hussein, et les soldats américains présents au Moyen-Orient fourbissent leurs armes.

L’ultimatum de 48 heures fixé par le Président américain se heurte au refus de Saddam Hussein, exprimé par le président du Parlement irakien, Soodoun Hammadi, d’opter pour l’exil comme cela lui était demandé.

Le 19 mars, vers 22h15 (heure locale, donc le 20 mars vers 6h15, heure de Badgad), George W. Bush livre un message télévisé pour annoncer le début des hostilités. Moins de deux heures après, les États-Unis et la Grande-Bretagne lancent, au cours de la nuit, une série de raids sur Bagdad, la capitale irakienne.

Le jeudi 20 mars, au Vatican, le Saint-Siège apprend avec une douleur profonde l’évolution des derniers événements en Irak. «D’une part, dit M.Joaquin Navarro Valls, le Saint-Siège regrette que le gouvernement irakien n’ait pas accueilli les résolutions des Nations unies et l’appel du Pape même qui demandait un désarmement du pays.

«D’autre part, continue M. Navarro Valls, le Pape déplore qu’ait été interrompue la voie des tractations, selon le droit international, en vue d’une solution pacifique du drame irakien.»

En cette année du rosaire, le Pape Jean-Paul II avait demandé à nouveau: «Prière et pénitence, conversion du coeur, etc.», expressions si chères au Pape Paul VI qui précisait ce que doit être «la réforme intérieure la plus nécessaire et la plus difficile: changer ses pensées, ses goûts suivant la volonté de Dieu, corriger ses défauts, rechercher une rectitude intérieure de sentiments et d’intentions continuelle, se laisser guider par l’amour de Dieu et du prochain, écouter la Parole de Dieu, la voix de l’Esprit Saint, alimenter le “sens de l’Église” qui nous facilite la compréhension de ce qu’il y a de divin et d’humain en elle et suivre le Christ» (Audience générale, 7 août 1968).

LA PUISSANCE DIVINE

Après avoir mentionné les principaux événements qui ont précédé la guerre, ce qui nous préoccupe n’est cependant pas d’en décrire le déroulement terrestre et aérien ni d’accuser qui que ce soit. N’y aurait-il pas, au-dessus de nous, une Puissance divine qui veille sur le monde en péril?

La Bible raconte les interventions de Dieu, au cours des siècles, dont «le passage de la mer Rouge, à pied sec» pour sauver les enfants d’Israël aux dépens de Pharaon et de toute son armée engloutie dans la mer. Et les Israélites eurent foi en Dieu et en Moïse, son serviteur (cf. Ex 14, 5-31).

Or, qui donc veut la guerre? Personne, et pourtant, en certaines circonstances, même le Ciel intervient en ce sens. Tant d’autres faits sont racontés dans la Bible, par exemple, dans la lecture du second livre des Chroniques, le dimanche 30 mars:

«Sous le règne de Sédécias, tous les chefs des prêtres et le peuple multipliaient les infidélités, en imitant toutes les pratiques sacrilèges des nations païennes, et ils profanaient le temple de Jérusalem consacré par le Seigneur. Le Dieu de leurs pères, sans attendre et sans se lasser, leur envoyait des messagers, car il avait pitié de sa Demeure et de son peuple.

«Mais eux tournaient en dérision les envoyés de Dieu, méprisaient ses paroles, et se moquaient de ses prophètes; finalement, il n’y eut plus de remède à la colère grandissante du Seigneur contre son peuple. Les Babyloniens brûlèrent le temple de Dieu, abattirent les murailles de Jérusalem, incendièrent et détruisirent ses palais, avec tous leurs objets précieux.


La déportation à Babylone.


Le roi Cyrus remet les vases
du Temple de Dieu
.

«Nabuchodonosor déporta à Babylone ceux qui avaient échappé au massacre: ils devinrent les esclaves du roi et de ses fils jusqu’au temps de la domination des Perses. Ainsi s’accomplit la parole du Seigneur proclamée par Jérémie: La terre sera dévastée et elle se reposera durant soixante-dix ans, jusqu’à ce qu’elle ait compensé par ce repos tous les sabbats profanés.

«Or, la première année de Cyrus, roi de Perse, pour que soit accomplie la parole proclamée par Jérémie, le Seigneur inspira Cyrus, roi de Perse. Et celui-ci fit publier dans tout son royaume – et même consigner par écrit –: “Ainsi parle Cyrus, roi de Perse: Le Seigneur, le Dieu du ciel, m’a donné tous les royaumes de la terre; et il m’a chargé de lui bâtir un temple à Jérusalem, en Judée. Tous ceux d’entre vous qui font partie de son peuple, que le Seigneur leur Dieu soit avec eux, et qu’ils montent à Jérusalem!”» (Cf. 2 Ch 36, 14-23)

Judith au banquet d’Holopherne

En voyant Judith, le coeur d’Holopherne en fut tout ravi et son esprit troublé. Il était saisi d’un désir intense de s’unir à elle, car, depuis qu’il l’avait vue, il voulait la séduire. Invitée à son banquet, il la fit asseoir en face de lui et lui dit: «Bois donc! Partage notre joie!» Elle but un peu et Holopherne but tellement qu’une fois seul avec elle il s’effondra sur son lit. Tous étaient partis. Judith supplia le Seigneur de lui «donner toute la force nécessaire» pour sauver son peuple. (Cf. Jdt 10-16)

– Que penser de Judith qui, au nom de Dieu, trancha la tête d’Holopherne pour sauver son peuple asservi? Celui-ci n’eut pas à se battre contre ses ennemis, car, à cause de la disparition d’Holopherne, ils furent effrayés et quittèrent le territoire d’Israël qui n’eut plus qu’à les poursuivre et à les abattre. Et Dieu sauva Son peuple.

– L’Histoire de France nous rappelle aussi qu’une certaine Jeanne d’Arc, 18 ans, obéissant aux voix célestes, sut convaincre le roi Charles VII de l’authenticité de sa mission, le priant de lui donner une petite troupe armée afin de délivrer la France ravagée par l’invasion anglaise. À la tête de son armée, elle vainquit les Anglais et fit sacrer son roi à Reims en 1429. Puis, le 23 mai 1430, elle tomba entre les mains des Bourguignons qui la vendirent aux Anglais. Elle fut jugée par un tribunal ecclésiastique présidé par l’évêque de Beauvais, Mgr Pierre Cauchon. Déclarée hérétique, elle fut brûlée vive le 30 mai 1431 à Rouen. Réhabilitée solennellement en 1456, elle a été béatifiée en 1909 et canonisée en 1920.

Il est à noter que toujours la prière était à l’honneur dans le coeur de ceux qui croyaient en la mission des serviteurs.

L’INTERVENTION DU CIEL

«En ce temps qui est Notre Temps», si tous les peuples, qui se sont mis en mouvement sur la terre en des marches pour la Paix, s’étaient tournés vers Dieu avec le ferme propos de changer de vie, les voeux du Saint-Père auraient été comblés, car la Prière confiante et suppliante en vue d’un monde meilleur monte directement au ciel. La récitation du chapelet aurait ouvert les vannes de l’Amour et Dieu, en bon Père miséricordieux, aurait accordé grâces et bénédictions en vue de l’unité des peuples.

Mais Dieu écrit droit dans les événements, malgré les courbes faites par les hommes. Il écrit droit, alors même qu’Il perce les cadres établis par les hommes, pour choisir l’homme de son choix rivé à Sa Parole ou encore les petits qu’Il envoie comme messagers auprès des grands dont certains auraient oublié Dieu, leur Père. Et c’est ainsi que Sa Sagesse a choisi le petit David ou l’humble Jeanne d’Arc de 18 ans pour, avec l’autorité qui provient de l’Esprit Saint, confondre les Grands qui veulent écrire l’Histoire sans Lui.

Marie à Qui ces temps sont dévolus a annoncé, de 1945 à 1959, ce qui viendra, dans les détails, complétant le Message que, depuis plus d’un siècle, Elle donne au monde pour nos Mauvais Temps. Avons-nous répondu à Ses demandes? NON! Les calamités et les guerres en sont les preuves irréfutables.

PROPHÉTIES DE MARIE POUR NOTRE TEMPS

Aux Pays-Bas, à Amsterdam, Marie qui désire être connue en ce temps-ci comme Dame de Tous les Peuples, s’est adressée à Ida Peerdeman, Sa Messagère, qui a répété Ses paroles à son Directeur:

«De durs combats se livreront autour et près de Jérusalem.

«Le monde sera comme déchiré en deux.

«Il y aura beaucoup de malheur, beaucoup de misère» (14e vision, 26 décembre 1947).

«Ils cherchent la paix, mais ils ne la trouveront pas» (16e vision, 7 mai 1949).

«En France, cela va très mal! France! Militairement, économiquement, spirituellement, tu es bien tombée. Où sont à présent ta gloire et ta fierté?» De nombreuses taches rouges parsèment la France et la voyante entend la voix: «Pourtant, il en faudrait si peu pour amener ces hommes à se convertir.» Elle précise encore:

«L’Europe est divisée en deux» (25e vision, 10 décembre 1950).

«L’unité, nulle part; la paix, nulle part; la tranquillité pour les peuples, nulle part; mais l’angoisse et la tension, partout» (42e vision, 15 juin 1952).

«J’ai dit: Il viendra des cataclysmes, des catastrophes de la nature.

«J’ai dit: Les Grands n’arriveront pas à se mettre d’accord.

«J’ai dit: Le monde est entré en corruption. C’est à cause de cela que le Père et le Fils “envoie” maintenant, envoie à nouveau, la Dame dans le monde. La Dame, telle qu’Elle était quand Elle fut connue comme Marie.

«Le monde est entré en corruption; le monde est corrompu. (...)

«Rome, sais-tu bien comment tout est sapé? Des années passeront, des années passeront là-dessus; et plus il y aura d’années et moins il y aura de foi; et plus il y aura d’années et plus il y aura d’apostasie.» (Raoul Auclair, La Dame de Tous les Peuples, Québec, Éditions Stella, 1982, 35e vision, 15 août 1951)

UN PRIX NOBEL DE LA PAIX EN FAVEUR DE LA GUERRE

Ce 8 avril 2003, au moment où j’écris ces lignes, on me remet un article du journal Le Soleil, écrit par François Cardinal, à la suite d’une conférence donnée à Montréal par Élie Wiesel, Prix Nobel de la Paix qui a affirmé être en faveur de la guerre.

Élie Wiesel, «rescapé des camps de concentration nazis», est un partisan de l’intervention menée par le président George W. Bush. Voici quelques extraits de l’article de François Cardinal:

«Contre la guerre pour des raisons de principe, Élie Wiesel aurait bien aimé s’opposer à la deuxième guerre du Golfe. Mais le Prix Nobel de la paix prend néanmoins fait et cause pour l’intervention américaine, estimant que Saddam Hussein doit à tout prix quitter l’Irak avant que sa main meurtrière ne s’abatte de nouveau sur son peuple.

«Malheureusement, c’est une intervention nécessaire, a-t-il indiqué hier en marge d’une conférence qu’il donnait à Montréal. Même si le monde entier disait non, en mon âme et conscience, je ne vois pas d’autre solution. (...)

«Je suis contre la guerre, a-t-il affirmé d’emblée. J’ai vécu la guerre, je sais ce qu’est la guerre, mais je me place toujours du côté des victimes. Et je ne peux pas oublier que, dans les années 80, Saddam Hussein a tué un million d’êtres humains. Ensuite il y a eu le Koweit et ensuite ce qui est arrivé aux Kurdes... À l’époque, personne n’a protesté. (...)

«Ayant tenté sans succès la voie des Nations unies, les Américains se trouvaient dans une impasse, laquelle justifie aujourd’hui l’emploi des armes... pour désarmer le “meurtrier” qu’est Saddam Hussein, croit-il.

«Mais si certains pays européens avaient exercé autant de pression sur Saddam Hussein qu’ils l’ont fait sur Bush, il est certain qu’il n’y aurait pas eu de guerre», a-t-il ajouté avec dépit.

«L’idéal pour lui à cette étape des choses serait évidemment l’arrestation du leader irakien, sa détention puis sa condamnation par un tribunal pénal international. Mais si Hussein prenait les devants et s’imposait l’exil, M. Wiesel serait pleinement satisfait (...), car cela signifierait que des vies humaines seraient épargnées.

«La guerre qui sévit actuellement en sol irakien constituera par ailleurs un tournant majeur dans le monde, a indiqué l’écrivain. Et un tournant positif, a-t-il ajouté du même souffle, en faisant référence aux relations entre États mais particulièrement aux relations entre Israéliens et Palestiniens.»

(Le Soleil, 7 avril 2003, p. A6)

LA SYMBOLIQUE DES NOMBRES

Avons-nous perçu les initiatives maternelles de la Dame de Tous les Peuples en ce temps tragique et confus de la guerre en Irak?...

Seigneur Jésus-Christ, Fils du Père,
envoie à présent Ton Esprit
sur la terre.

Fais habiter l’Esprit Saint
dans les coeurs de tous les peuples,
afin qu’ils soient préservés
de la corruption,
des calamités et de la guerre.
Que la Dame de tous les Peuples,
qui fut un jour Marie,
soit notre Avocate. Amen.

Imprimatur:
† S. Ém. le Cardinal Albert Decourtray, Archevêque de Lyon et Primat des Gaules
25 mars 1994

Marie a tout préparé pour sauver les peuples de la terre et Elle est présente et active. Active?... Oui! En se servant des êtres humains ouverts à Son action. Et ceux et celles qu’Elle appelle sont en proie à la furie de la haine universelle.

En ce temps troublé et si confus, Marie, la Dame de Tous les Peuples, est présente et Elle signe Son action du Nombre qui est le Sien. Et ce nombre est 5, comme le Nombre 3 est celui d’un Dieu en trois Personnes.Saint Augustin et Léon Bloy se sont exprimés sur le symbolisme des Nombres dont nous, de l’Église catholique, avons perdu le sens en cours de route:

«Autrefois, il y a longtemps, on savait que la notion abstraite de Nombre ne devait pas être confondue avec la notion de Quantité. Il n’était pas permis, même aux enfants, d’ignorer que la Quantité, c’est le corps matériel, la tendance inférieure du Nombre, et que sa tendance supérieure, son esprit, sa part de lumière, c’est la Qualité...» (Léon Bloy, Journal, volume V, 19 mai 1910)

Saint Augustin lui-même, dans sa Cité de Dieu, fait allusion à une évidence du même ordre quand il écrit que «l’inintelligence des Nombres empêche d’entendre beaucoup de passages figurés et mystiques des Écritures» (Livre XI; cf. aussi Livre XV).

LE CHIFFRE DE LA BÊTE: 666

Non seulement à Jésus et à Marie correspond un Nombre qui exprime leur Mystère, mais saint Jean, en son Apocalypse, nous révèle le chiffre du singe de Dieu:

«Le faux prophète au service de la Bête.

«Je vis ensuite surgir de la terre une autre Bête, portant deux cornes comme un agneau, mais parlant comme un dragon. [Saint Jean explique ensuite l’action de la Bête en terminant ainsi:]

«Par ses manoeuvres, tous, petits et grands, riches ou pauvres, libres et esclaves, se feront marquer sur la main droite ou sur le front, et nul ne pourra rien acheter ni vendre s’il n’est marqué au nom de la Bête ou au chiffre de son nom.

«C’est ici qu’il faut de la finesse! Que l’homme doué d’esprit calcule le chiffre de la Bête, c’est un chiffre d’homme: son chiffre, c’est le 666.» (Ap 13, 11.16-18)

LES VOIX DE MYSTÈRE

Les prophètes que Dieu a choisis peuvent-ils se taire? Leur devoir est de transmettre la Parole divine, mariale ou angélique en des mots humains. C’est par la voix des prophètes que le Livre de Dieu, «la Bible», a été écrit. Seule l’Église a le pouvoir d’accepter ou de refuser le sens de ce langage inspiré du Très-Haut.

De nos jours, que de théologiens et d’hommes de science combattent ou rejettent ces Livres sacrés, semant le doute ou niant ce qui fut et qui demeure réalité, Vérité, et qui a été transmis par ceux-là mêmes qui ont vécu au temps du Sauveur, qui ont vu et qui ont cru! Ce sont les Évangélistes Matthieu, Marc, Luc et Jean qui, avec le Rédempteur annoncé depuis des millénaires, ont sacrifié leur vie à cette cause. Heureusement, combattre et nier ne suffisent pas pour faire disparaître les vérités de Dieu.

L’Apocalypse de saint Jean s’ouvre en notre millénaire. Et nous voyons ces voix de mystère subir les mêmes affronts dérisoires que ceux qui sont décrits dans les récits bibliques, mais d’une manière plus raffinée, parce que c’est par des paroles qu’elles sont frappées. Faut-il s’en étonner? La Sagesse de Dieu est folie pour les hommes, parce que ce cheminement ardu s’effectue à travers les ténèbres du temps. C’est précisément pour tirer le monde des ténèbres que Dieu intervient en ce temps par Marie, la Femme de l’Apocalypse. La Dame est avec nous, à l’oeuvre, dans ce Combat gigantesque de la Fin, alors que le monde court à sa perte. Les hommes se sont éloignés de Dieu en comptant sur «l’infini» de leur pouvoir, si bien que la vertu disparaît toujours plus et que le mal s’établit en maître dans tous les secteurs de la société. Pourrait-on le nier? «Les scandales politiques, civils et religieux éclatent, des têtes tombent et le sang coule...» Dès 1958, c’est ce que Marie m’avait annoncé parce que le Cardinal Léger avait refusé Ses demandes transmises par un Père Oblat de Marie-Immaculée (Vie d’Amour I, chap. 51, p. 315).

Les volumes de Vie d’Amour relatent des centaines de faits qui prouvent l’action mariale, mystérieuse, et pourtant si palpable sous nos yeux. Jour après jour, Marie nous prévient, nous oriente, et Elle prépare tout. Dans la foi pure, nous n’avons qu’à Lui obéir.

LE SCEAU DE LA DAME DE TOUS LES PEUPLES APPOSÉ SUR SES ACTIONS MATERNELLES

Marie signe toujours Son action pour nous rassurer ou pour nous soutenir quand les hommes détruisent Ses Plans d’Amour. Il en était ainsi quand le Seigneur me rassurait sur Son action, alors qu’une lutte était faite à l’Armée de Marie par des Autorités religieuses du Québec et de Rome, lutte qui aboutit au jugement du Tribunal suprême du Vatican, réuni le 20 avril 1991 pour étudier le recours de l’Armée de Marie: une fois encore, l’Oeuvre était jugée sur la base de calomnies et la Plénière refusait d’admettre le recours à la discussion, alléguant qu’il manquait de fondement. Le décret définitif du Tribunal suprême, daté du 15 mai 1991, était notifié à l’Armée de Marie le 17 mai suivant. Le Seigneur m’avait bien prévenue en 1951, en m’annonçant l’avenir: «TOUT SE TERMINERA PAR LA COUR.» Et pourtant je n’avais alors jamais entendu parler de l’Armée de Marie.

Le matin du 30 avril 1991, étant à la chapelle, j’«entendis»:

«“COMPTE AUJOURD’HUI LE NOMBRE D’ANNÉES QU’IL Y A ENTRE LE JOUR D’AVRIL OÙ JE T’AI INFORMÉE DE TA MISSION DOULOUREUSE ET LE JOUR D’AVRIL DE LA FIN DE CETTE MISSION PAR LE VERDICT DE L’ÉGLISE.”

«Après la messe, je vérifie dans Vie d’Amour, volume I, chapitre 53, pour bien m’assurer de la date de cette annonce, soit le 28 avril 1958. Je demande à Soeur Chantal de vérifier, sur son ordinateur, le nombre exact de jours entre le 28 avril 1958 et le 20 avril 1991, jour où l’Église a prononcé, par la Plénière, son verdict sur l’Armée de Marie.

«“12 045 jours, années bissextiles comprises”, me dit Soeur Chantal en quelques minutes.

«Je divise aussitôt 12 045 jours par 365 jours, ce qui me donne 33 ans jour pour jour.

«Rédemption: 33 ans; Co-Rédemption: 33 ans.»

C’est ainsi que Jésus rassure Ses serviteurs ou servantes. Et Marie, en Son Heure de la Femme de l’Apocalypse, sait aussi soutenir les Siens, et d’une manière inattendue.

* * *

Voici quelques extraits des entretiens faits par Mère Paul-Marie, rédigés par Sr France Bergeron:


Les événements mondiaux marqués du sceau de la Dame: 555

«Au cours des derniers mois, la perspective d’une guerre entre les États-Unis et l’Irak n’a laissé personne indifférent. Plusieurs se sont faits prudents dans leur jugement, essayant de saisir ce qu’il en était réellement. Mère Paul-Marie a suivi de près les bulletins d’information présentés sur le sujet, mais c’est avec réserve qu’elle en glissait parfois quelques mots, car “la Sagesse de Dieu est folie pour les hommes”. Rivés à un jugement trop humain, à nos propres idées, comprendrons-nous que c’est la Dame qui est à l’oeuvre dans ce gigantesque Combat de la Fin et qui mène les Peuples en ligne droite à travers des lignes courbes? Car c’est bien la Dame, la Reine des Prophètes, qui est venue annoncer les guerres et les calamités 55 ans avant le 3e millénaire, soit de 1945 à 1959.

«Sans vouloir lancer la pierre à qui que ce soit ou favoriser un parti plus qu’un autre, mais en prenant les faits tels qu’ils sont, Mère Paul-Marie a bien voulu donner la note spirituelle et présenter les lumières divines qui ont jailli de tous ces événements dans lesquels l’humanité tout entière est engagée. Elle le fit à quelques reprises, lors des entretiens du samedi matin avec les retraitants de Spiri-Maria qui viennent assister à la messe chez elle. Voici donc la relation succincte de ce qui a été dit en ces circonstances et que Mère Paul-Marie a bien voulu compléter par la suite:

«LE NOMBRE 555

«Parmi les nombreuses émissions sur l’Irak présentées à la télévision en raison de l’actualité, un reportage en particulier frappa Ronald Ferland, de Lac-Etchemin: c’était une émission sur l’histoire de ce pays aux origines bibliques (patrie d’Abraham, père des croyants, et autres). Attentif à la Bible, au monde juif, au monde arabe et aux messages de la Dame de Tous les Peuples, il a pensé qu’il y avait un lien avec les événements mondiaux. Sensibilisé au symbolisme des Nombres, il voulut vérifier son intuition et calculer combien de jours séparaient la date du 11 septembre 2001, jour de la terrible attaque terroriste qui marqua un changement dans la politique des États-Unis, et le début de la guerre, alors que les premières bombes américaines frappaient les cibles stratégiques de l’Irak, à l’aube du 20 mars: soit 555 jours!... Quelle surprise! Que signifie donc ce Nombre? C’est le sceau de la Dame de Tous les Peuples sur cet événement. Marie est présente pour nous soutenir.

«Mais ce n’est pas tout. Tandis que la guerre avait débuté le 20 mars sur le sol irakien, c’était encore, en Amérique, en raison du décalage horaire, la fête de saint Joseph, le 19 mars. Or Ronald compta que 33 jours plus tôt, soit le 14 février, sur le sol américain, se tenait une réunion décisive à l’ONU. Au cours de cette assemblée, M. Dominique de Villepin, ministre français des Affaires étrangères, fit une intervention remarquable et remarquée, demandant de prolonger jusqu’au 14 mars le travail des inspecteurs sur le sol irakien. Toutefois, ce “débat historique” du 14 février, comme le qualifie le journal La Presse, isola plus que jamais les États-Unis des autres pays.

M. George W. Bush,
président des États-Unis

M. Tony Blair,
premier
ministre
de Grande-Bretagne

M. Jose Maria Aznar Lopez,
président d’Espagne

M. Dominique de Villepin,
ministre français des Affaires Étrangères

S. Exc. Mgr Roger Etchegaray,
envoyé spécial
du Saint-Père,
et M. Saddam Hussein,
président de l’Irak.

«Au lieu de soutenir George W. Bush, dans la pression qu’il exerçait contre Saddam Hussein pour l’obliger à détruire ses missiles prohibés, capables de transporter des armes de destruction massive (comme, le lendemain, le demanda aussi le Pape par son émissaire le Cardinal Etchegaray auprès de Saddam), l’accent fut placé sur le prolongement des inspections, ce qui permettait au président Hussein de cacher ses armes chimiques et le matériel nécessaire à la guerre bactériologique, alors qu’il demeura encore indifférent jusqu’à l’extrême limite aux exigences formulées depuis plus de douze ans. Et c’est à partir du 14 février, qui aurait pu être si prometteur, qu’augmentèrent les difficultés au Conseil de Sécurité de l’ONU. Après cette journée, il est étonnant de remarquer que la confusion augmenta sans cesse entre les pays membres de l’ONU. Et à travers les peuples se propagea un anti-américanisme outrancier. Toutes sortes de difficultés, d’obstacles, de retards considérables, de pressions, de désaccords toujours plus grands empêchèrent les États-Unis d’agir selon leurs plans initiaux en vue d’une intervention rapide en Irak. Ainsi le peuple irakien aurait été libéré plus rapidement d’un pouvoir dictatorial au prix d’un plus petit nombre de victimes. Celui qui semble avoir été choisi pour remplir cette mission n’est pas catholique. Pourtant, il est profondément religieux, lisant la Bible et s’y référant constamment, demandant des prières et n’ayant pas peur de mentionner le nom de Dieu. Tandis que, du côté de l’Europe, là où le christianisme, tout au long de son histoire, a joué un rôle incontestable, on refuse une demande du Saint-Père voulant qu’il soit fait directement référence à Dieu dans la nouvelle Charte européenne. Est-il étonnant, lorsque l’on rejette Dieu, de voir les événements se compliquer toujours davantage?

«PROPHÉTIES DE LA DAME

«Or, “en ce temps qui est Notre Temps”, c’est la Femme de l’Apocalypse qui veut être connue sous le nom de la Dame de Tous les Peuples et qui agit à travers les événements, pour réaliser Elle-même ce qu’Elle a annoncé, apposant Son sceau au fur et à mesure que le grand nettoyage se fait. Mère Paul-Marie nous rappelle que la Dame a tout annoncé et, en bonne Maman céleste qu’Elle est, Elle vient aider le monde dans le combat que nous vivons. N’est-ce pas ce qu’Elle fait, depuis plus de 30 ans, dans Son Oeuvre d’Amour qu’est l’Armée de Marie? Jour après jour, Elle prévient la Fondatrice, l’oriente, prévoit et prépare tout. Seule l’adhésion totale est nécessaire à Marie pour agir en celle qui doit Lui obéir. Vie d’Amour foisonne de ces faits où l’action céleste “annoncée” se réalise effectivement quand l’heure est venue.

«Dans les grands événements tragiques qui se déroulent en ce moment dans le monde, tout spécialement en Irak, nous retrouvons Son intervention maternelle. Tout s’accomplit. Mais qu’aurions-nous pu comprendre de ces prophéties en 1967, lors de la parution du livre de Raoul Auclair sur les messages que la Dame de Tous les Peuples avait donnés au monde? Il convient toujours d’attendre la réalisation des événements pour mieux les saisir. Remarquons toutefois que ce sont toujours les petits et les simples qui perçoivent l’authenticité de ce qu’Elle avait annoncé, comme l’a laissé entendre le Sauveur.

«LA DAME VERSUS SADDAM

«De tout temps dans l’histoire de l’humanité, un peuple, un pays a exercé une suprématie sur les autres par son pouvoir et sa puissance. Parfois, ce pays est investi d’une mission particulière pour sauver un autre pays. C’est ce que nous voyons à maintes reprises dans les récits de l’Ancien Testament et c’est précisément ce qui se déroule en notre temps. Plusieurs milliers d’années nous séparent de ces récits guerriers, mais peut-on dire que, depuis les premiers temps de l’humanité, le coeur de l’homme créé pour l’amour a beaucoup évolué en grandeur et en beauté?

«Depuis tant d’années, un peuple surtout a été littéralement étouffé, muselé, décimé. Les événements actuels, faisant suite à une libération nécessaire, commencent à peine à nous donner un aperçu d’une situation à faire frissonner le monde d’horreur, alors que toute la vérité sur ce peuple martyr n’est pas encore connue. D’autres peuples, dans le passé, ont aussi beaucoup souffert. Mère Paul-Marie nous explique que Dieu a Son Heure qui n’est pas la nôtre. Aujourd’hui, la force spirituelle, dirigée par le Pape Jean-Paul II et tous ceux qui le suivent de plus en plus, laisse entrevoir une action mariale plus ouverte sur le monde angoissé.

«En ce troisième millénaire, Marie avait tout prévu d’avance et tout préparé. Un pays, les États-Unis, détenait la puissance mondiale financièrement, matériellement, économiquement et militairement. Devant les appels des exilés irakiens qui le suppliaient de sauver leur peuple de la tyrannie d’un homme sanguinaire et qui souhaitent retourner dans leur pays, le président Bush ne pouvait rester indifférent. Sérieusement contesté, il décida néanmoins de consacrer les forces de l’armée américaine à la libération d’un peuple opprimé, au risque même de perdre sa vie et sa réputation. Tout était en place pour une exécution rapide, propre, avec le moins d’effusion de sang possible! Son matériel de guerre avec ses “bombes intelligentes”, des projectiles très précis, pouvait éviter que trop de civils soient victimes. Monsieur Bush a-t-il pressenti une responsabilité particulière dans cette affaire, une mission?

«L’heure était si proche où l’Occident et notamment les États-Unis allaient être frappés par les armes chimiques et les attentats suicides qui sont l’oeuvre de kamikazes si dangereux. Tout était prêt. Avait-il le choix, ce Président?... “Amérique, tiens-toi sur tes gardes. Interviens, mais interviens donc!”(La Dame de Tous les Peuples, 17e vision, 1er octobre 1949) Si le monde savait ce qui se préparait pendant que George W. Bush, Tony Blair et Jose Maria Aznar Lopez exerçaient une pression de plus en plus forte sur Saddam Hussein afin qu’il détruise ses missiles prohibés, capables de transporter des armes de destruction massive, tout cela en vue d’épargner un monde angoissé! Et si le monde savait ce que Marie a préparé pour le sauver, alors que les peuples ont refusé Dieu! Quand le ciel veut quelque chose, il met tout en place pour réaliser Son projet. Ce sont les hommes qui dressent les obstacles.

«Que faut-il penser de l’incroyable vague d’anti-américanisme qui secoue le monde entier? Existe-t-il un gouvernement impeccable? Peut-on imputer au président Bush toutes les erreurs de l’histoire d’un pays? George W. Bush s’est engagé dans un conflit armé, il est vrai. N’ayant rien d’un tyran, sensible à la souffrance des uns et des autres, il connaissait cependant les conséquences d’un tel conflit qu’il aurait souhaité ne pas déclencher. Autrefois, on lapidait les réprouvés de la société, mais, aujourd’hui, la foule les lapide avec des paroles et les médias véhiculent tant de messages destructeurs.

«Oublions les accusations portées contre le Président à cause des puits de pétrole qui intéressent tout autant ceux qui l’accusent de les convoiter. Arrêtons-nous à un monde qui ne veut certes pas la guerre, mais qui, cependant, ne change guère: un monde en colère, trop souvent crispé par la haine, et qui couvre les rues des villes en des “marches de la Paix”, brandissant partout des banderoles, des panneaux, des pancartes contre le Président des États-Unis. Dans le même temps, on présente au monde un tyran qui possède de nombreux palais, alors que son peuple est acculé à vivre comme dans le Tiers-Monde, même si, par souci patriotique, il semble monter aux nues son Président.

«Et puis des mouvements pacifistes se sont levés à travers le monde, organisant des marches pour demander la paix. De tous ces gens, combien se sont décidés à changer de vie, à revenir aux Commandements de Dieu, à s’approcher davantage de Celui qui donne la paix véritable? Combien ont pris le chapelet en main pour demander grâces et bénédictions, dans un véritable retournement du coeur?

«QUI EST RESPONSABLE?...

«Nous sommes les vrais responsables des guerres et des calamités qui sont les conséquences de nos refus personnels à un Dieu qui nous a créés pour être heureux avec Lui sur la terre comme au ciel, pourvu que nous acceptions de vivre selon Ses dix Commandements. On oublie que la paix est un don gratuit de Dieu et que l’on ne peut le recevoir sans s’approcher de Lui, sans intensifier notre amour, notre intimité avec Lui. Combien se tournent réellement vers Dieu, combien décident de changer de vie et prennent le chapelet en main, cette arme pacifique que Marie nous a donnée et que le Pape recommande? Trop peu. Mère Paul-Marie écrivait dans sa lettre circulaire de Pâques: “La Paix n’est pas une marche ni un cri, mais un état d’amour vivant de charité, vivant d’éternité.” Dieu et l’Immaculée sont les seuls qui puissent véritablement nous donner cette paix tant souhaitée. Et, pendant que le monde crie son désir de Paix, la haine continue ses ravages et engendre toujours plus de haine qui s’étend comme un feu dévorant.

«PROMESSE DE VICTOIRE – QUELLES SONT NOS OBLIGATIONS?

«L’humanité se dirige-t-elle vers une troisième guerre mondiale? À Fatima, Marie a dit aux bergers: “À la fin, mon Coeur Immaculé triomphera.” Nous devons croire fermement à cette raison d’espérer donnée par la Dame de Tous les Peuples. Il y a, à travers le monde, diverses organisations qui agissent en faveur de la Dame. Au Canada, plus précisément au Québec, nous sommes aussi mandatés à notre petite mesure.

«Or, “en ce temps qui est Notre Temps”, c’est la Femme de l’Apocalypse qui, sous le nom de Dame de Tous les Peuples, agit à travers les événements pour réaliser Elle-même ce qu’Elle a annoncé, apposant son sceau au fur et à mesure que le grand nettoyage se fait.» (Résumé des entretiens de Mère Paul-Marie fait par Soeur France Bergeron.)

Conditions fixées par la Dame au monde et à l’Église

La guerre suit son cours, plus long et plus douloureux que prévu. Et l’on apprend soudain que les hommes les plus recherchés de l’Irak sont au nombre de 55.

Savons-nous, peuples d’Europe et d’Amérique, ce qui nous attendait si George W. Bush et Tony Blair n’avaient pas déclenché la guerre? Ce ne sont pas quelques milliers de victimes que l’on aurait dénombrées, mais des millions. Soyons prudents!

D’autres prédictions ont suivi. Nous sommes avertis: «Des guerres, il y en aura encore, aussi longtemps que tardera le secours du Véritable Esprit. Ramène donc les hommes à la Croix.» (37e vision, 15 novembre 1951)

Des cheminements différents causent des retards dans l’action; des pensées sincères mais discordantes créent jour après jour des difficultés entre les chefs des pays ou leurs représentants et la confusion s’installe, à tel point que sombrent les grandes espérances qui ne prennent pas leur source dans l’Infini. Seule l’Église est en mesure d’en offrir les richesses. Elle est divine en Dieu même si elle est humaine dans les hommes qui, si souvent, en obscurcissent le rayonnement, parce que la foi a baissé, quand elle n’est pas éteinte.

QUELLES SONT LES CONDITIONS FIXÉES PAR LA DAME POUR OBTENIR LA PAIX?

La Dame avertit le monde à nouveau:

«Le dernier Dogme marial – et le plus grand – aura pour effet de me placer, en ce temps-ci, comme Co-Rédemptrice devant la Croix. (...)

«L’Amour est le premier, le principal commandement que le Christ a donné. Et c’est cela, aujourd’hui, que je veux apporter. C’est là le message qu’il faut transmettre. Et tu es, toi, l’instrument.

«En ce qui concerne le nouveau Dogme, l’Église aura à surmonter bien des oppositions. Cela suscitera de l’admiration chez les autres. L’Église ne pourra qu’y gagner en puissance et en force.(...)

«Sais-tu, Rome, combien grande est ta puissance? Te rends-tu compte de ce que tu as entre les mains? Amène simplement les hommes au Bien, amène-les au Christ. Tout le reste, des vétilles sans importance.

«Je veux être la Dame de Tous les Peuples. À tous ceux qui me le demandent, je dispenserai – et je puis dispenser – Grâce, Libération et Paix. J’en fais la promesse en ce jour.(...)

«Que tous les peuples soient Un en Jésus-Christ» (35e vision, 15 août 1951).

CONDITIONS FIXÉES PAR LA DAME À L’ÉGLISE

«La Dame de Tous les Peuples promet de donner la Paix, la vraie Paix. Mais les Peuples, avec l’Église – entendez bien: avec l’Église – devront dire ma Prière cette année-ci» (Raoul Auclair, La Dame de Tous les Peuples, Québec, Éditions Stella, 1982, 45e vision, 20 mars 1953).

«La Dame qui doit donner la Paix est venue. Elle a donné Sa Prière au pays où régnait Satan.

«La Dame qui vient apporter la Paix a fait connaître sa parole à un instrument dans un pays qui, toujours, désira la Paix» (47e vision, 11 octobre 1953).

«Quand le Dogme, le dernier Dogme de l’histoire mariale, aura été promulgué, c’est alors que la Dame de Tous les Peuples donnera la Paix au monde, la vraie Paix» (50e vision, 31 mai 1954).

Quand l’Église aura répondu aux appels de la Dame de Tous les Peuples, les servantes et serviteurs pourront ENFIN retourner dans le silence et la PAIX et se préparer au grand départ.

* * *

Vraiment, le Ciel avait tout prédit et tout préparé.

Vraiment, le Ciel avait tout préparé

S.S. le Pape Jean-Paul II,
«Jean-Paul-II-le-Grand»,
comme le disait
Raoul Auclair.

S. Exc. Mgr Marc Ouellet,
Archevêque de Québec
et
Primat de l’Église
au Canada.

Totus Tuus
«Tout à Toi»

Armoiries de
Sa Sainteté
le Pape

Jean-Paul II

Ut Unum Sint
«Qu’ils soient
Un»
Armoiries de
Son Excellence
Monseigneur

Marc Ouellet

M. Georges Bush,
président des États-
Unis, s’adressant

le 10 avril 2003,
au peuple
irakien
lors d’un message

sous-titré dans leur langue.

M. Tony Blair,
premier ministre de
Grande-Bretagne, s’adressant le
10 avril 2003,
au peuple
irakien lors
d’un message
sous-
titré dans leur langue.

M. Jean Chrétien,
premier ministre
du Canada,
soutient
que notre pays
a toujours
voulu la Paix.

En effet, dans ce monde qui explose, en ce temps de l’Apocalypse réservé à Marie, le Ciel avait tout préparé:

– LE CHEF DE L’ÉGLISE

Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II, le Pape de Marie, Géant de la Paix et de l’oecuménisme, homme de haute stature spirituelle, qui voit s’agiter les temps et les hommes, d’un équilibre peu commun et qui sait témoigner de Dieu à temps et à contretemps, il avance toujours, porteur de l’étendard du Bel Amour.

– S. EXC. MGR MARC OUELLET

Le Pape vient de nommer, au diocèse de Québec, un Archevêque, Son Excellence Monseigneur Marc Ouellet, dont la devise «Ut unum sint» – «Qu’ils soient Un» – montre sa préoccupation pour l’unité des chrétiens. «Son blason d’azur à la croix ancrée d’or, ornée d’un lys doré, qui représente Marie, symbole de l’Église immaculée; le lys argenté représente Jean, symbole de l’humanité réconciliée. L’ensemble témoigne de l’unité de l’Église pour laquelle le Seigneur a prié.»

«Ayant parcouru le monde, confronté à divers engagements – dans les séminaires, dans les missions, à la Curie romaine, dans l’oecuménisme, dans la famille –, il a acquis une expérience riche et diversifiée de la vie en Église.»

Le 3 mars 2001, le Pape le nommait Secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens.

«L’unité des chrétiens», n’est-ce pas le programme tracé par la Femme de l’Apocalypse, la Dame de Tous les Peuples, active en ce Combat de la Fin?... «Que tous les Peuples soient Un en Jésus-Christ», disait-Elle à Ida Peerdeman, à Amsterdam (35e vision, le 15 août 1951).

«La Dame de Tous les Peuples veut que se fasse l’Unité dans l’Esprit Saint, le Vrai» (50e vision, 31 mai 1954).

– M. JEAN CHRÉTIEN

D’autre part, le 11 octobre 1953, la Dame a précisé à la voyante d’Amsterdam qu’Elle vient apporter la Paix: «La Dame qui vient apporter la Paix a fait connaître sa parole à un instrument dans un pays qui, toujours, désira la Paix» (47e vision, 11 octobre 1953).

Ce pays, ne serait-ce pas le Canada?

Or, que de fois, depuis que la guerre en Irak est en cours, M. Jean Chrétien, premier ministre du Canada, n’a-t-il pas répondu négativement aux appels le pressant de se joindre à la coalition (les États-Unis et la Grande-Bretagne) en faveur de la guerre contre l’Irak! Chaque fois, M. Chrétien a répondu qu’il ne ferait pas la guerre, car «le Canada, notre pays, a toujours voulu la paix». Pure coïncidence avec les paroles de la Dame? Non! Ce qu’Elle a prédit se réalise.

L’HEURE DE LA JUSTICE

Quand l’heure de la Justice a sonné, après un long temps de Miséricorde, le Ciel agit par les hommes, comme les chirurgiens doivent extraire le mal pour libérer les humains de leurs douloureux ulcères.

Quand il s’agit d’un pays à délivrer de la tyrannie exercée contre lui depuis tant d’années, d’autant plus qu’il s’agit d’une troisième guerre, toutes les craintes surgissent et les cris de terreur augmentent avec les feux d’un monde qui s’enflamme.

Ce pays qui a tant souffert verra-t-il enfin se lever l’heure de la vraie liberté dans la grandeur et la beauté? Cette heure sonnera pour le monde si les peuples tournent leurs regards vers Dieu.

DIVERGENCES DE VUE

Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, autant MM. George W. Bush, Tony Blair et Jose Aznar sont justifiés dans leur décision de faire la guerre, autant M. Jean Chrétien est justifié de garder son pays à l’écart de la guerre. Il est plus que probable que ces hommes ignorent que, malgré leurs vues divergentes, ils accomplissent une action providentielle, hautement spirituelle, dans le cadre d’un Dessein divin. Libres, ils le sont; les événements providentiels les justifient dans leur action douloureuse, si peu comprise et si lourdement combattue.

Et Dieu continue à tracer des lignes droites, malgré les lignes courbes que sont les obstacles, au plan humain, qui dressent les hommes contre les hommes, alors qu’est bien différente – si leur coeur est sincère – la portée spirituelle de leurs actes devenus si méritoires au regard divin.

Ne savons-nous pas que les saints Pierre et Paul avaient entre eux de sérieuses difficultés et, pourtant, ils allaient à deux vers un même but. «Dieu seul peut sonder les reins et les coeurs.»

Ce 24 avril, je savoure particulièrement l’Antienne de la communion qui terminerait si bien cet article: «Nous sommes le peuple qui appartient à Dieu; nous sommes chargés d’annoncer les merveilles de celui qui nous a appelés des ténèbres à son admirable lumière, alléluia» (cf. 1 P 2, 9).

Or, je viens à peine de communier quand demande m’est «faite» de rappeler les liens qui existent entre le Ciel et la terre depuis la fondation de l’Armée de Marie, alors que la Dame de Tous les Peuples intervient auprès de Son instrument à qui Elle fait connaître Sa parole.

Vais-je refuser alors que nous sommes si près d’une Fin?...

LA GÉNÉRALISSIME DES ARMÉES CÉLESTES

N’est-ce pas au Canada, plus précisément au Québec, que la Dame de Tous les Peuples, la Généralissime des Armées célestes, a établi Ses quartiers généraux? Elle a fondé ici-bas Son Armée qu’Elle dirige par Son «instrument à qui Elle fait connaître Sa parole» (47e vision, 11 octobre 1953).

Il suffit de lire les volumes de Vie d’Amour pour comprendre le mystère de la Co-Rédemption qui a placé «l’instrument devant la Croix» tout au long de sa vie devenue «le Témoignage» et dont la configuration à la Rédemption a été la démarche «avec, bien sûr, la distance infranchissable qu’il y a entre le Créateur et la créature, entre Celui qui est l’Image et celle qui est la Ressemblance». (Cf. Préface de Raoul Auclair, Vie d’Amour, vol. I)

* * *

Autour de Pierre, le Chef de l’Église, dans une vraie communion de foi, s’unissent déjà des peuples qui formeront bientôt la grande Communauté de la Dame de Tous les Peuples qui, SEULE, peut donner la Paix avec le Véritable Esprit.

Dans ce monde qui chancelle parce qu’il a faim d’amour et de paix, la Dame attire les âmes dans l’Église purifiée, réconciliée. Les feux d’une Pentecôte d’amour sans frontières vont embraser le monde.

Rendons grâce à Dieu-Trinité, car, par l’Immaculée,
Il a fait des merveilles. Saint est Son Nom!

25 avril 2003

Mère Paul-Marie

(Le Royaume, n° 160, Mars-Avril 2003, pp.18-22)

 

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