Le Royaume

Un soldat
sous la bannière de Marie

par Soeur France Bergeron

Sr France Bergeron

Le 22 octobre 2011, le 1421e soldat américain mourait en Afghanistan des suites de ses blessures lors d’une attaque de l’ennemi: le Sergent Paul Andrew Rivera, 26 ans, de Round Rock, Texas, États-Unis. L’édifiant témoignage du Sergent Rivera, militaire américain qui a donné sa vie pour son pays, et fidèle Chevalier de Marie au sein de l’Oeuvre de la Dame de tous les Peuples, nous invite à vous partager son cheminement.

Une naissance marquée par une prédilection du Ciel

C’est en août 1980 que Fred Rivera épouse Evelyn Maldonado. Tous les deux désirent fonder une famille à laquelle ils transmettront le meilleur d’eux-mêmes. Ils doivent toutefois patienter quelques années avant l’annonce d’une première grossesse, prévue pour le mois de février 1985. L’enfant est attendu avec amour, mais dans son coeur le futur papa espère qu’il verra le jour en mars plutôt qu’en février, car c’est le mois dédié à saint Joseph envers qui il a une dévotion particulière. Il se tourne alors vers le chef de la Sainte Famille et, dans sa prière, lui fait cette promesse: «Si mon premier enfant vient au monde au cours du mois de mars qui t’est consacré, je te promets de lui enseigner tout ce que je connais sur ta vie.» C’est ainsi que février vient et passe. Mars débute et le couple est dans une attente joyeuse, mais les jours se succèdent et le bébé ne semble pas être pressé. La grossesse se prolonge ainsi jusqu’au jour précisément du 19 mars, fête de saint Joseph, où les Rivera ont le bonheur de serrer sur leur coeur un beau garçon sur lequel le Ciel semble se pencher d’une façon particulière. L’enfant portera le prénom de Paul. Quelques années plus tard, Philip, un deuxième garçon, vient compléter la famille.

Une âme nourrie à la foi chrétienne et mariale

Fr. Leon Boarman

Paul,
jeune garçon

En 1986, grâce à l’apostolat du bon Père Leon Boarman, Père de Sainte-Croix, et convaincu de l’Oeuvre, Fred prend connaissance de l’Armée de Marie. Le but et le programme de cette Oeuvre mariale sont une réponse à son vif idéal de sainteté. Il y adhère aussitôt de tout son coeur et de toute son âme et, dès la fondation d’un Centre dans sa région, il en devient l’animateur. Quelques mois plus tard, il s’engage dans la Famille des Fils et Filles de Marie avec le petit Paul, encore tout jeune, mais dont l’âme malléable se forme déjà aux beautés et aux richesses de la vie spirituelle.

C’est donc dans un foyer profondément chrétien et marial que Paul grandit et s’ouvre à l’amour de Dieu, de Jésus, de Marie et de saint Joseph. Ses jeunes années et ses années d’adolescence sont marquées par une grande fidélité à la foi qui lui est inculquée par ses bons parents et qu’il accueille avec un coeur réceptif. Très jeune, il s’intéresse à la vie des saints en laquelle il nourrit son désir d’être toujours davantage agréable à Dieu et à Marie Immaculée. Il a la joie d’apprendre le service de l’autel et y sera fidèle pendant de longues années. Le chapelet est récité quotidiennement en famille. Un jour que le papa souligne délicatement à son aîné qu’il est bon de le dire ensemble, mais qu’il faut aussi en faire une dévotion personnelle, Paul, qui a environ 13 ans à cette époque, lui répond: «Mais, papa, je le dis chaque jour dans mon coeur en allant et en revenant de l’école.»

Plus tard, il se met à la lecture de Vie d’Amour avec un amour toujours plus grand envers Mère Paul-Marie et l’Oeuvre dont il est si heureux de faire partie. Il aime discuter de ses lectures avec son père et tâche d’en appliquer les enseignements dans sa propre vie, alors que l’excellente et dévouée maman a la fierté, la joie et la consolation de voir son fils grandir en âge et en sagesse.

L’aspect spirituel qui caractérise Paul ne l’empêche toutefois pas d’être aussi un jeune de son temps. Il aime les jeux vidéo et les sports qu’il pratique avec des amis ainsi qu’avec son jeune frère de 6 ans son cadet à qui il est très uni. Sa famille est d’ailleurs très importante pour lui. Quant à ses études, il y réussit brillamment et se tient dans les rangs les plus élevés.

Une carrière militaire

Issu d’une famille de militaires – son grand-père a servi 30 ans dans l’Armée, son oncle, 20 ans, et son père s’y est engagé pendant 3 ans –, l’attentat terroriste du 11 septembre 2001 inspire Paul à s’enrôler dans l’Armée américaine afin de défendre son pays qu’il aime. Les années mûrissent sa décision et, dès la fin de ses études secondaires, il réalise son désir, s’engageant dans l’Armée pour trois années, «en l’honneur de la Sainte-Trinité», dit-il.

Il a alors 18 ans et les États-Unis ont à ce moment déployé leurs forces militaires en Irak afin de libérer le pays et les peuples du dictateur Saddam Hussein, car il ne se plie pas aux demandes de l’ONU au sujet des armes de destruction massive et est perçu comme une menace importante à la paix du monde. Au cours de ses trois années de service, Paul y fera un séjour. Auparavant, il vient quelques jours à Spiri-Maria avec son père afin de baigner dans l’atmosphère de l’Oeuvre qu’ils aiment tant et pour y faire une retraite. Paul n’a qu’un seul désir: donner l’exemple partout où Dieu le conduira.

Sergent Paul A. Rivera
(1985 - 2011)

Au dire de ses responsables, il est en effet un militaire exemplaire, respecté et admiré de ses compagnons d’armes. Malgré sa voix douce, tous l’écoutent. Il distribue parfois des images de la Dame de tous les Peuples avec sa prière (voir Le Royaume, n° 177, p. 21). Âme d’oraison, il sait se servir de tout pour élever sa pensée vers Dieu et vers Marie qu’il met au centre de sa vie. Ainsi, il dira que le bleu du drapeau américain lui rappelle la Sainte Vierge, alors que la récitation du chapelet n’est pas toujours possible dans le tumulte parfois imprévisible de la vie du militaire. Il termine chacune de ses lettres en signant: «Un soldat sous [la bannière de] Marie».

À son retour d’Irak, des épreuves personnelles l’attendent. Il se rend souvent à la chapelle d’adoration de sa paroisse et les sacrements lui sont une force. Il se sent appelé à la vocation du mariage et prie pour rencontrer celle que Dieu lui destine. Mais la fidélité aux valeurs morales et religieuses exige souvent de l’héroïsme de la part de nos jeunes qui veulent rester droits et qui doivent avancer à contre-courant. Sérieux et fidèle, véritable âme religieuse, Paul souffre parfois de ce qu’il voit autour de lui. À cette époque, cherchant la lumière pour son âme, il recourt à sa confidente spirituelle, Soeur Eufemia Cantù, Fille de Marie et amie de longue date de la famille.

À la fin de son engagement de trois ans avec l’Armée américaine, Paul doit prendre une nouvelle décision: servira-t-il encore son pays ou s’orientera-t-il dans une autre voie? Il décide d’entreprendre des études supérieures au Collège quand, peu après, il reçoit par la poste une lettre bouleversante provenant du Pentagone de Washington, indiquant «qu’on avait besoin d’augmenter le personnel militaire à ce moment critique, et donc, qu’on demandait à Paul de servir son pays pour un temps supplémentaire en ce moment de grands besoins». Paul s’est alors soumis à la tournure des événements en acceptant cette demande inattendue comme étant «la Volonté de Dieu», comme il le disait, renouvelant ainsi son service à la défense de son pays pour une période de cinq années. Et pour marquer sa foi vibrante, il offre ces cinq années en l’honneur de la Quinternité.

Derniers combats

Au cours du printemps 2011, son détachement spécial basé en Allemagne est appelé, dans la lutte contre le terrorisme, à partir pour l’Afghanistan. C’est une mission dangereuse qui attend le Sergent Rivera. Courageusement, il prépare sa famille à toute éventualité et lui demande de tenir bon. En effet, l’inquiétude est constante pour les parents, d’autant plus que Philip, également militaire, part lui aussi pour l’Afghanistan. Ce déplacement est pour Paul différent des précédents puisqu’il laisse au pays une fiancée, mais, peu après son départ, elle décide de rompre, car elle ne partage pas la force des valeurs religieuses de Paul. Aussi, les semaines qui suivent sont intenses et difficiles à plus d’un point de vue. Les épreuves sont nombreuses, burinant son coeur et son âme. Grâce au courrier électronique, Paul se confie à Soeur Eufemia quand il le peut. En juin, ayant toujours beaucoup apprécié les beaux cantiques de la Chorale de l’Immaculée qui l’aident à prier, il demande à ses parents de lui envoyer les paroles de certains d’entre eux. Soeur Eufemia s’occupe de lui faire parvenir celles du «Magnificat». Le 29 juin, il la remercie et lui ouvre son coeur sur ce qu’il vit d’éprouvant:

Correspondance entre Paul et Soeur Eufemia Cantù

Date:
Mercredi, 29 juin 2011 03:36:56 -0700
De:
aomknight357@yahoo.com
Objet:
Re: Message d’encouragement
À:
Sr Eufemia

 

 

 

 

 

 

Paul Rivera,
«une personne authentique».

Philip, Paul, Evelyn et Fred Rivera

Chère Soeur Eufemia,

Je te remercie pour les paroles du chant du «Magnificat». Une nuit, nous avons eu un appel à l’aide troublant de l’une de nos stations de police d’Afghanistan. On a ordonné à mes camarades de se rendre immédiatement à leurs camions et de se préparer. Ils sont partis dans une noirceur totale vers la station de police afin de les secourir. On m’a demandé de rester et d’être disponible comme seconde force en cas de nécessité. En m’asseyant sur un banc près de mon camion, j’ai alors commencé à chanter les différents cantiques de nos réunions [de l’Oeuvre], dont le «Magnificat». Je ne me rappelais pas toutes les paroles, mais ça faisait du bien de les entendre après si longtemps. Ce fut pour moi une des nuits les plus pénibles, car, après être arrivés là-bas, mes hommes ont été attaqués et embusqués plusieurs fois. J’attendais désespérément qu’on me lance un appel. Mais rien jusqu’au matin, alors qu’une circonstance nous a empêchés de pouvoir sortir. Quand les hommes sont revenus, je percevais un gros changement chez certains d’entre eux. J’ai vu une souffrance dont personne ne devrait être victime. Aucun d’entre eux ne fut blessé physiquement, mais on pouvait percevoir dans leur regard la douleur qu’ils ont éprouvée. J’ai tant remercié Marie de n’en avoir perdu aucun. Ce fut l’une des plus dures journées pour moi, parce que ma fiancée avait aussi rompu nos fréquentations ce jour-là. Mais, malgré tout cela, je savais que Marie avait un plan et que je devais maintenant me concentrer davantage sur mes hommes en laissant Marie s’occuper de ma fiancée. Je ne sais pas si nous sommes destinés l’un à l’autre, mais je sais qu’elle a besoin de croire en quelque chose et ce doit être en Marie. Je ne l’avais jamais vue aussi heureuse quand j’étais à la maison, mais, aussitôt que je suis parti, quelque chose s’est produit. Elle lutte contre la religion et ne la veut pas dans sa vie..., mais elle en a vraiment besoin. Depuis ces événements, je récite sans cesse le chapelet. Il m’est arrivé à plusieurs reprises, alors que j’étais étendu dans mon lit pour le réciter et que je tombais endormi malgré moi, que Marie me réveille d’une façon ou d’une autre pour que je puisse le terminer. Je ne sais pas ce qui est en cours en ce moment..., mais ce que je sais, c’est que Marie a besoin que je fasse cela et je veux et suis prêt à le faire. Je remercie vraiment le Bon Dieu du fait que tu sois dans ma vie, Soeur Eufemia. Tu es la soeur que j’ai toujours désirée. J’espère que tu vas bien. Je prie pour toi. On se reparle bientôt.

Un soldat sous [la bannière de] Marie,

Paul

À la réception de cette lettre, Soeur Eufemia s’empresse de lui exprimer sa proximité spirituelle en un message d’encouragement:

De:
Sr Eufemia
À:
aomknight357@yahoo.com
Objet:
Re: Message d’encouragement
Date:
Lundi, 4 juillet 2011 22:46:49 +0000

Mon cher soldat de Marie,

Ton message est rempli de charité et de maturité spirituelle. Continue, cher Paul, de suivre le chemin de la Dame, car, oui, Elle a un plan, une mission pour toi, et tes prières serviront non seulement à t’aider à aller de l’avant, mais à aider ceux qui sont rattachés à ton coeur et à ton âme. J’unis mes prières aux tiennes pour ton peloton et tes camarades qui vivent des événements inimaginables. Pour nous qui savons que toutes les souffrances achètent des grâces et des lumières pour les autres, au nom de tous, offrons tout en union avec les souffrances du Rédempteur et de la Co-Rédemptrice. L’amour transforme et divinise tout et la Miséricorde pardonne tout! Que ta fiancée – que je me souviens avoir rencontrée – trouve la paix et la joie dans une fidélité renouvelée à Notre-Seigneur, par l’intercession de la Dame!

Ta soeur te souhaite d’avancer chaque jour dans le Coeur de Dieu, tout comme tu le fais en ce moment par ton authentique charité pour tes camarades soldats et pour l’âme de ta fiancée.

(...)

Mon amour sincère et mes ferventes prières t’accompagnent, Paul!

La Dame est avec toi! Elle te voit et sait ce qu’il te faut! Heureux sommes-nous, nous qui croyons!

«Magnificat anima mea Dominum!»

Soeur Eufemia

Quelques jours plus tard, Paul lui répond. La guerre est impitoyable et une nouvelle épreuve le frappe.

Date:
Jeudi, 7 juillet 2011 03:40:47 -0700
From:
aomknight357@yahoo.com
Objet:
Re: Message d’encouragement
À:
Sr Eufemia

Chère Soeur Eufemia,

Il m’est difficile d’écrire ce courriel, spécialement après les bons mots que tu m’as écrits. Je sais que Marie a un plan pour tout et je sais que tout arrive pour une bonne raison. Mais, en ce moment, c’est très pénible, car, le 5 juillet, trois de mes bons amis ont été tués par une bombe au bord de la route. J’espérais ne jamais avoir à subir une telle torture, mais je dois m’y soumettre et, en temps et lieu, je saurai pourquoi. Si tu veux prier pour eux, je l’apprécierais beaucoup. Ils faisaient tous partie de mon équipe et ils vont nous manquer. Tu es la première à qui j’en parle. C’est tellement difficile à vivre... J’ai passé la nuit dernière, en pensée, à l’autel du reposoir à Spiri-Maria, ce qui fut encore plus dur, car je m’en ennuie tellement. Je priais pour eux en demandant à Dieu de me guider là où la vie me mènera. Je connais maintenant quatre personnes qui sont parties pour le Ciel durant leur temps de déploiement. Ces temps furent les plus difficiles pour moi. Malgré ma joie qu’elles soient maintenant entre les mains de Marie et qu’elles puissent voir l’Oeuvre dans sa totalité, je voudrais qu’elles soient encore ici. Nous avons pleuré, sué et souffert ensemble, c’est pourquoi il me fait mal de les voir partir. Je te supplie de prier pour moi, Soeur Eufemia, car j’en ai tant besoin. Je te souhaite l’amour de Marie, toujours. Un amour sans fin...

Un soldat sous [la bannière de] Marie,

Paul

La foi de Paul le soutient dans les épreuves et il garde en main les armes du soldat de Marie, soit le rosaire et le crucifix. Les mois se succèdent et Paul continue de servir courageusement, conscient de la gravité de sa mission, alors qu’en septembre un incident important rappelle à tous que la vie du militaire est constamment en danger.

«Comme un ange dans le Ciel»

Le 22 octobre, une alerte annonce une offensive de l’ennemi. Le groupe de Paul est réquisitionné. Dans le sac qu’il prend avec lui lors des situations d’urgence se trouvent sa médaille miraculeuse et son dizainier. Lorsque le commandant de son unité demande à ses hommes s’ils sont prêts, Paul répond spontanément: «Comme un ange dans le Ciel.» Le Sergent Rivera s’en va ainsi au-devant du danger avec courage, prêt, «comme un ange dans le Ciel», à accomplir sa mission jusqu’au bout, par amour de son pays.

Dans les arides montagnes afghanes où son équipe a été conduite, le Sergent Rivera est d’abord appelé à inspecter prudemment les lieux. Mais les frappes ennemies commencent aussitôt. Le camion dans lequel sont les hommes est touché et renversé plus bas dans la montagne. Pour le Sergent Rivera, c’est l’ultime moment. Le Ciel s’ouvre, alors que la Généralissime des Armées célestes, à qui il s’était consacré, vient au-devant de son brave soldat pour l’introduire dans la Maison du Père et lui remettre la couronne de la Vie qu’il s’est méritée par sa charité et sa fidélité à sa foi tout au long de sa vie.

Paul a été rappelé à Dieu le jour de la fête du bienheureux Jean-Paul II, qu’il aimait particulièrement, après une vie trop courte, nous semble-t-il, mais pourtant bien remplie.

«Pour l’homme, une vie sans tache vaut une longue vieillesse. Il a su plaire à Dieu [et à l’Immaculée], et Dieu [et l’Immaculée l’ont] aimé; il vivait dans ce monde pécheur: il en fut retiré. Il a été repris, de peur que le mal ne corrompe sa conscience, pour que le mensonge n’égare pas son âme. Arrivé au but en peu de temps, il a couvert une longue route. Parce qu’il plaisait au Seigneur [et à Marie, ceux-ci, sans attendre, l’ont] retiré d’un monde mauvais. Les gens voient cela sans comprendre; il ne leur vient pas à l’esprit que Dieu [et l’Immaculée accordent] à leurs élus grâce et miséricorde, et [qu’ils veillent] sur [leurs amis].» (Cf. Sg 4, 7-15)

Dans la presse écrite et télévisée qui rapporte les événements du décès de ce jeune soldat américain, les témoignages sont éloquents et ce qui en ressort, c’est la foi et la bonté de ce jeune homme au sourire réconfortant que tous aimaient, écoutaient, respectaient et admiraient. Ainsi, son meilleur ami dira à son sujet aux journalistes qui l’interrogent: «Rivera était le genre de personne que tout le monde aurait été heureux de connaître. Il était drôle, charismatique, il était une personne authentique, il avait bon coeur. Il était aussi profondément religieux. Il priait constamment et faisait tout à la lettre. Il laissait tout entre les mains de Dieu.» (www.statesman.com, The Blotter)

À l’heure de Dieu, Paul sera là dans le cortège des âmes liées à la Co-Rédemption qui accueilleront leur Dame avec tant de joie et d’amour après l’avoir reconnue, aimée et servie sur terre. Et, pour tous les Chevaliers engagés sous la bannière de Marie ainsi que pour nos jeunes épris d’idéal, il peut être un «ange dans le Ciel», prêt à nous aider à remporter le bon Combat.

Soeur France Bergeron, o.ff.m.