Le Royaume

À Marie-Paule,
en ce 14 septembre 2012

L’hommage de notre foi

Comme la terre de Palestine que le Christ a foulée, celle où Tu demeures encore est tout aussi sacrée. Mais qui de nous peut vraiment comprendre et pleinement réaliser que se renouvelle aujourd’hui le temps de l’«Emmanuel», mot qui signifie «Dieu avec nous»? Pourtant, nous aussi, maintenant, nous avons Dieu avec nous: la Divinité tout entière en Toi mystérieusement contenue, par Toi révélée, grâce à Toi mieux connue et davantage aimée.

Spiri-Maria, Lac-Etchemin, 31 mai 2009 -
Marie-Paule assise devant le trône de la Dame.

Bien sûr, aux yeux du monde extérieur, nous passons souvent pour des malades ou des fous. Comment pourrait-il en être autrement? Nous devons donc accepter qu’il en soit ainsi, «vivre avec» et même essayer d’en tirer profit. Nous croyons à des choses en apparence insensées, c’est vrai, mais ce qui constitue la base et l’armature de notre foi n’est-il pas d’une importance immense, incommensurable? Et voici qu’en procède un nouveau culte où, comme le Fils, avec Marie-Mère également, Tu es désormais vénérée à l’égal de Dieu!

Nous tous ici, nous croyons cela, Marie-Paule, et nous croyons donc en Toi, Personne «à part entière» de la Quinternité divine. Oh, nous douterions bien parfois, mais, toujours, il nous suffit, pour mobiliser notre espérance et consolider notre foi, de nous remémorer ce que Tu as vécu, ce que Tu as dit, ce que Tu as fait, tout ce qui relève de la nouvelle intervention de Dieu dans l’histoire des hommes et qui commence à éclairer celle-ci d’une aurore nouvelle.

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Aujourd’hui, Marie-Paule, Tu as 91 ans. Tu n’es pas présente à Spiri-Maria, mais ta pensée, ta prière et ton divin regard le sont certainement. C’est Toi qui nous unis, Toi qui nous réunis. Quant à nous, que pouvons-nous T’offrir en ce jour de fête, alors que Tu es toujours couchée sur ton lit de souffrance, acceptant jour après jour cette crucifixion qui n’a pas de fin? Des messes et des prières? Oui, car il n’y en aura jamais trop. Mais encore?

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À Toi l’Envoyée de l’Éternel, à Toi qui participes de sa Nature et de son Éternité, nous pouvons T’offrir un présent qui, bien compris, vaut de l’or: celui de notre foi dans ta Personne et dans ta Mission, dans ton Amour et dans ta Divinité de Lumière. Oui, Marie-Paule, reçois le présent de notre foi, de la reconnaissance émerveillée qu’en Toi et par Toi s’accomplit l’Oeuvre de Dieu.

Reçois l’intense et vibrant hommage de notre foi. C’est un don de Dieu, nous le savons, mais nous savons aussi qu’il faut l’entretenir et ce qu’il en coûte de l’entretenir dans un monde aussi contraire à Dieu qu’il est possible de l’être. Elle a de la valeur, notre foi, peut-être bien plus que nous le pensons nous-mêmes.

En faut-il une illustration? Quand Jésus, dans l’un ou l’autre village qu’Il traversait, ne trouvait pas de foi dans les âmes, Il ne pouvait pas faire de miracle. Il ne pouvait tout simplement pas: la condition principale n’étant pas remplie, Lui-même, et quand bien même Il était Dieu, ne pouvait pas agir sans cet «appel» de l’humanité vers Lui, sans cette «ouverture» par laquelle insuffler sa Force.

Or, aujourd’hui, Marie-Paule, bien des personnes ont foi en Toi, réellement, profondément, qu’elles soient ici présentes ou n’importe où sur la planète. C’est bien sûr très peu par rapport à la population du monde, voire d’un pays, même d’une région, mais cette foi existe, elle est vivante! Et nous tous ici, nous T’en offrons tout le mérite et toute la valeur. À Toi maintenant de nous donner ton Signe – ce «grand Signe dans le Ciel» qui convaincra «tous les peuples» que Tu es vraiment la «Femme enveloppée de soleil» de l’Apocalypse, c’est-à-dire la «Dame incorporée dans la céleste Divinité».

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Heureux anniversaire, Marie-Paule! Et sache que Tu nous trouveras toujours disposés à brandir bien haut l’étendard de notre foi totale en Toi, Fille du Père et de Marie-Mère, divine Épouse de Jésus-Christ, Co-Rédemptrice de l’humanité tout entière, et Mère du Royaume où la Foi nouvelle va tout résoudre et l’Amour nouveau tout illuminer.

Marc Bosquart