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IDA PEERDEMAN: LA MESSAGÈRE

Au bord du Parc «Beatrix» d’Amsterdam, aux Pays-Bas, un petit immeuble attire peu l’attention. Pourtant, la chapelle qu’il abrite attire des milliers de pèlerins qui viennent prier devant un tableau qui représente Marie, comme «Dame de tous les Peuples», réalisé d’après les informations d’Ida Peerdeman à qui la Sainte Vierge est apparue de nombreuses fois entre 1945 et 1959.

Intérieur de la chapelle
La petite Chapelle de la Dame de
tous les Peuples, à Amsterdam, aux Pays-Bas.

Ida Peerdeman est née à Alkmaar, aux Pays-Bas, en 1905, la dernière d’une famille de cinq enfants. Elle n’avait que huit ans lorsque sa mère mourut et que son père, marchand de textile, déménagea avec ses cinq enfants à Amsterdam.

Comme son père était souvent absent, c’était sa soeur aînée qui dirigeait la famille, mais bien vite Ida développa une soif d’indépendance. La famille, plus libérale que catholique, n’était pas particulièrement pieuse. Le dimanche, on allait à l’église. «C’était tout», dira-t-elle plus tard.

Ida a douze ans quand, le samedi 13 octobre 1917 – le jour où eut lieu la dernière des six apparitions mariales à Fatima –, elle vit, sur le chemin de l’église, dans une lumière éblouissante, une Dame habillée d’une longue robe blanche avec une ceinture couleur crème et elle portait un voile. Ce ne pouvait être que la Sainte Vierge, pensa-t-elle.

Durant ce mois d’octobre, la rencontre céleste se répéta une seconde fois. Elle en parla à la maison, mais personne n’y prêta vraiment attention.

Ida voulait devenir maîtresse d’école maternelle, mais ce désir ne put se réaliser parce qu’elle n’avait pas «l’imagination indispensable», selon ses professeurs. Cette remarque jouera en sa faveur plus tard, quand surgiront des interrogations quant à la véracité de son témoignage.

À l’âge de vingt ans, Ida travaillait comme employée dans la firme Boldoot. Le démon savait depuis longtemps qu’elle serait choisie par Marie pour porter Son message au monde. Aussi, durant cette période, la jeune fille fut l’objet de manifestations diaboliques: des lampes balançaient à l’intérieur de la maison; les portes des armoires s’ouvraient seules; les aiguilles de l’horloge tournaient avec une rapidité fulgurante; le four qu’elle n’utilisait presque jamais se mit soudain à fumer.

Cela devenait plus grave quand Ida elle-même fut sous l’emprise de la tyrannie du diable. Son confesseur, le Père Frehe, fit alors un exorcisme avec la permission de l’évêque. La dernière chose que le diable lui dit fut: «Cureton, je t’aurai bien.» En retournant chez lui, le Père Frehe tomba à travers un grillage.

Visions de la guerre
Jusqu’aux années 1940, la vie d’Ida est alors relativement calme. Au début du mois de mai 1940, quelque chose d’étonnant se produit: elle a des visions concernant le déroulement de la bataille en Europe. Elle voit la rivière de l’Oder rouge de sang, qu’on se bat à Betuwe, que Mussolini est pendu à l’envers; elle décrit le nid d’aigle de Hitler, dans les hauteurs des montagnes près de Berchtesgaden. Elle avait alors un regard fixe et elle exprimait très lentement ce qu’elle entendait et voyait aux personnes qui l’entouraient.

Les visions de la guerre s’arrêtent brusquement le 25 mars 1945 quand la Dame apparaît à nouveau à Ida Peerdeman qui a quarante ans et vit avec ses soeurs. Pendant quatorze ans, Marie lui apparaîtra cinquante-cinq fois, durant lesquelles Elle donne Ses Messages. Ses soeurs sont généralement présentes lors des apparitions et l’aînée note les paroles qu’Ida doit répéter après la Sainte Vierge.

Dans les années 1970, la Fondation de la Dame de tous les Peuples prit possession, pour un prix presque symbolique, du terrain au Diepenbrockstraat. On y établit alors le secrétariat et l’on y construisit une chapelle à peine visible avec, à gauche de l’autel, le tableau de la Dame de tous les Peuples. C’est là qu’Ida Peerdeman vécut ses dernières années.

Sa vie fut tissée de souffrances morales. Elle ne pouvait que très difficilement partager ses expériences, en partie à cause des adversaires et des refus, en partie à cause de sa propre préoccupation de tout rapporter le mieux possible.
Ida Peerdeman
Ida Peerdeman

Tout au long des années, elle désirait disparaître, rester inconnue, ne voulant absolument pas paraître à l’avant-scène. Combien de fois n’a-t-elle pas dit: «Il ne s’agit pas de moi, je ne suis qu’un instrument; il s’agit seulement des Messages de la Dame.»

Enfin, le 31 mai 1996, Ida voit son plus grand désir se réaliser: Son Excellence Monseigneur Bomers, Évêque de Haarlem, en collaboration avec son évêque auxiliaire, Monseigneur Punt, autorise le culte public de la Dame de tous les Peuples et laisse toute liberté quant à l’adhésion à Ses Messages pour lesquels lui-même n’hésite pas à témoigner de sa foi.

«Maintenant, je puis mourir», dit Ida en apprenant la nouvelle, et elle mourut le 17 juin suivant, à l’âge de 90 ans. À la dernière apparition, la Dame lui avait dit: «Adieu, au Ciel.» Ses funérailles furent présidées par S. Exc. Mgr Bomers, en la Chapelle de la Dame de tous les Peuples.

Pourquoi ressentir une si grande joie quand l’Église, par l’action d’un Membre de l’Épiscopat, accueille favorablement cette demande faite par la Dame de tous les Peuples? C’est que nous savons qu’à cette Prière, donnée par la Dame, se rattachent tant de grâces, de bénédictions et d’ouvertures pour un monde meilleur et que, dès lors, l’humanité va revenir vers Dieu et que vont diminuer progressivement «la corruption, les calamités et la guerre». L’accueil paternel de S. Exc. Mgr Bomers a ouvert la voie à l’approbation officielle de l’Église: le 31 mai 2002, Son Exc. Mgr Joseph-Marie Punt, Évêque de Haarlem/Amsterdam, reconnaissait l’origine surnaturelle des apparitions de la Dame de tous les Peuples.

Il y a si longtemps que Marie attendait ce jour, afin d’avoir enfin la permission de protéger l’humanité du fait que le Père et Marie n’entravent jamais notre liberté: «Il faut que les peuples, en union avec lÉglise, récitent ma Prière. (...)» (La Dame de tous les Peuples, 50e message, 31 mai 1954, traduction française des messages présentée par Raoul Auclair aux Éditions Stella).


© 1998 - Tous droits réservés : ÉDITIONS CO. DAME, Québec, Canada

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