Madame,
Par lettre du 23 mai 1987 adressée au Saint-Père, vous déposiez entre ses mains le recours prévu par les lois de lEglise contre les décrets du 4 et du 20 mai 1987 de S. Ém. le Cardinal Vachon, par lesquels celui-ci révoquait le décret dérection de lArmée de Marie en association pieuse et portait des interdictions à lencontre des activités de lassociation.
Comme il était de votre droit, le 11 mai 1987 vous aviez demandé au Cardinal Vachon de rapporter sa décision, et le 20 mai vous receviez une réponse négative à votre recours.
Suite au nouveau décret de lArchevêque du Québec, le 20 mai 1987 vous adressiez au Souverain Pontife, selon le can. 1737, le recours prévu par le droit canonique, relativement aux deux décrets administratifs ou extrajudiciaires... pris par lArchevêque du Québec les 4 et 20 mai 1987.
Pour des raisons de compétence, la Secrétairerie dEtat de Sa Sainteté a remis votre recours pour étude au Conseil pontifical pour les laïcs. Prenant en considération votre droit de défense, celui-ci a examiné soigneusement les nombreux documents appuyant ce recours.
Lanalyse du dossier et des questions concernant lArmée de Marie qui en sont à lorigine, a conduit à la conclusion que les fondements et les principes doctrinaux sur lesquels reposent les statuts, les enseignements et les activités de lArmée de Marie ne sont pas conformes aux enseignements de lÉglise et que les buts de lArmée de Marie ne correspondent donc pas aux buts des associations de fidèles prévus par le code de droit canonique (can. 298 ss.).
Cest pourquoi, le Conseil pontifical pour les laïcs ne peut que ratifier les décrets rendus par S. Ém. le Cardinal Vachon les 4 et 20 mai 1987, et reconfirmés par lui-même par lettre du 2 mars 1988.
Veuillez agréer, Madame, lexpression de nos salutations distinguées.