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LAC-ETCHEMIN
Terre Mariale


 

À 96 km (60 milles) au sud-est de Québec s’élève, dans les paysages enchanteurs des monts Appalaches, la municipalité de Sainte-Germaine-du-Lac-Etchemin. Celle-ci encercle la ville de Lac-Etchemin, sise sur la rive nord du lac qui lui a donné son nom: magnifique plan d’eau d’une longueur de 4,3 km (2,7 milles), oasis de fraîcheur donnant à la région un cachet particulier.

La paroisse de Sainte-Germaine-du-Lac-Etchemin date de 1867, alors qu’elle est constituée en mission par l’Archevêque de Québec, Mgr Baillargeon, qui lui donne comme Patronne une humble bergère canonisée la même année, sainte Germaine Cousin (1579-1601) ; en 1869 la mission est érigée canoniquement en paroisse et, en 1874, en municipalité. Le village s’en détache en 1959 pour devenir lui-même une municipalité qui obtient, en 1966, le statut de ville : ville de Lac-Etchemin.

Au cours des années 1940, alors que la tuberculose sévit au Québec, faisant de nombreuses victimes dans la population, l’Honorable Joseph-D. Bégin, Ministre de la Colonisation, fait valoir auprès du gouvernement d’alors le site de Lac-Etchemin comme étant des plus propices à la construction d’un sanatorium. C’est ainsi qu’en avril 1946 on entreprend la construction de cet imposant édifice hospitalier, d’une capacité de 250 lits, qui surplombe la ville: le Sanatorium Bégin. L’inauguration officielle a lieu le 18 septembre 1948, ainsi que la cérémonie solennelle de bénédiction, présidée par Son Excellence Mgr Maurice Roy.

Au début de mai 1952, l’abbé Adrien Ouellet, originaire de Lac-Etchemin et prêtre du diocèse de Québec, obtient, avec l’appui de Mgr Hilaire Chouinard, curé de Sainte-Germaine, l’autorisation de fonder sur les rives boisées du lac Etchemin un sanctuaire dédié à la Vierge Marie sous le vocable de Notre-Dame d’Etchemin. La première messe y est célébrée le 8 septembre suivant, en la fête de la Nativité de Marie, alors que l’assemblée nombreuse et recueillie se presse en ces murs bénits, prenant part à la célébration eucharistique et mariale qui marque l’ouverture des pèlerinages. Depuis lors les pèlerins se sont succèdé en ces lieux consacrés à la Vierge Immaculée qui, depuis longtemps, a jeté les yeux sur cet humble coin de terre de la Nouvelle-France où la piété mariale unit les âmes autour de l’Eucharistie.

Ainsi, pendant quarante ans, Elle a préparé discrètement les voies à Ses desseins maternels, en formant, par la croix, l’instrument qu’Elle S’est choisi pour transmettre Ses ordres ici-bas et fonder un jour Son Armée: Marie-Paule, originaire de Lac-Etchemin, née le 14 septembre 1921, en la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix.

Le 28 août 1971, au soir d’une journée mariale au Sanctuaire Notre-Dame-d’Etchemin où s’est réunie l’Équipe mariale composée d’environ soixante-quinze personnes, venues de plusieurs régions du Canada et des États-Unis, Marie-Paule «apprend» d’En-Haut que c’était en ce jour la fondation de l’Armée de Marie (qui lui avait été «annoncée» dès 1954) et que «CETTE ARMÉE SE RECONNAÎTRA À CE SEUL SIGNE: SA FIDÉLITÉ À ROME ET AU PAPE».

Dès lors, la petite ARMÉE commence sa marche conquérante pour l’Immaculée, s’implantant dans différents diocèses du Québec et du Canada, des États-Unis, d’Europe. Les grands pèlerinages la mènent dans les principaux sanctuaires d’Europe et de Terre Sainte, et bientôt ce sont les membres d’autres pays qui viendront en pèlerinage au Québec, au berceau de l’Oeuvre qui a maintenant son Centre international au Centre Spiri-Maria, à Lac-Etchemin, près du petit sanctuaire où elle a été fondée.

Spiri-Maria est un Centre eucharistique et marial qui a vu le jour en l’année du Grand Jubilé 2000. C’est à la fois un lieu d’adoration perpétuelle du Très Saint Sacrement, une maison de retraite et le Centre d’où rayonne internationalement la Communauté de la Dame de tous les Peuples, regroupement des cinq Oeuvres fondées par Marie-Paule ou Mère Paul-Marie (sous son nom de religion):

- l’Armée de Marie (qui vise la réforme personnelle intérieure);
- la Famille des Fils et Filles de Marie (pour le relèvement de la famille);
- la Communauté des Fils et Filles de Marie (relève sacerdotale et religieuse);
- les Oblats-Patriotes (pour un gouvernement politique en accord avec la doctrine sociale de l’Église);
- l’Institut Marialys (pour la jeunesse et le regroupement des prêtres fidèles à Rome).

«La Dame de tous les Peuples»: c’est ainsi que la Vierge Marie s’est présentée à Ida Peerdeman, en Hollande, où Elle a confié à Sa messagère, de 1945 à 1959, un message pour le monde qu’Elle est venue unir en «une seule communauté de peuples», ayant reçu de Dieu «le pouvoir de chasser Satan» pour préparer le Royaume terrestre que nous demandons chaque fois que nous récitons le Notre-Père: «Que Ton règne vienne... sur la terre comme au ciel!»

«Elle est la Servante» a dit un jour la Dame de tous les Peuples à Ida Peerdeman en désignant Marie-Paule. Oui, humble servante, s’il en est une, dont la mission est de redonner le Christ à ce pauvre monde qui a perdu le sens de Dieu et qui croupit depuis si longtemps sous le joug de Satan, source de tant de corruption, de calamités et de guerres.

«MAJOR VIRTUS QUAM» (plus de valeur que d’éclat): telle est la devise de la municipalité de Sainte-Germaine-du-Lac-Etchemin qu’on peut lire sur ses armoiries. C’est de la petitesse que Dieu tire Ses plus grands chefs-d’oeuvre, ainsi que nous le rappelle ce coin béni du Ciel!

 


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